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Pierre Boutouyrie, médecin chercheur au sein du centre des Cordeliers de l'Inserm montre, dans un article publié dans Hypertension, que l'exposition à la pollution atmosphérique parisienne affecte directement la paroi des vaisseaux sanguins. Ceci est d'autant plus important que l'altération de cette paroi est reconnue de manière unanime comme un facteur de prédisposition très précoce de maladies cardiovasculaires. Selon cette étude, la pollution atmosphérique habituelle a des effets mesurables et importants chez des sujets jeunes et en bonne santé. Ces derniers présentent temporairement le même niveau de risque que les patients porteurs de maladies chroniques lourdes. En bonne santé et strictement non fumeurs Les 41 individus sains - des hommes de 20 à 30 ans- suivis dans la cohorte de cette étude étaient strictement dépourvus de facteurs de risques cardiovasculaires. Les personnes dont l'histoire familiale révélait des antécédents de maladies cardiovasculaires ont été exclues. De nombreux autres paramètres confirmant la bonne santé des patients ont dû être pris en compte. C'est notamment le cas du tabac. Ce critère nous a obligé à exclure, en plus des fumeurs, les sujets qui auraient été exposés à un tabagisme passif explique Pierre Boutouyrie. Sur les 206 personnes que nous avons rencontrées, seules 41 ont été retenues, mais cette forte sélection était indispensable à la fiabilité de nos résultats. Les patients ont alors subi chacun une série d'examens non invasifs mesurant leur fonction endothéliale aux niveaux des artères de grand calibre et au niveau des artérioles périphériques. Deux grandes caractéristiques ont été mesurées : la vasodilatation (c'est-à dire la capacité qu'ont les vaisseaux à se dilater ou à se contracter en fonction du débit sanguin) et l'altération physique de la paroi endothéliale. Puis, les résultats de ces séries d'examens ont pu être corrélés aux données de pollution atmosphérique relevées aux abords de l'hôpital européen Georges Pompidou. Des données habituellement observées chez des malades souffrant d'insuffisance cardiaque. L'effet observé chez ces patients est majeur, puisque la fonction endothéliale baisse de moitié entre le jour le moins pollué et le jour le plus pollué de l'année. Les valeurs des jours les plus pollués correspondent à la fonction endothéliale habituellement observée chez des malades atteints d'insuffisance cardiaque, d'hypercholestérolémie familiale ou de diabète. Les différentes composantes de la pollution : gaz (SO2, NO2, CO) et particules agissent de manière contrastée sur nos vaisseaux. Alors que les gaz endommagent l'endothélium des grosses artères, les particules fines ont un effet marqué sur la capacité de vasodilatation des petites artères périphériques (vasodilatation artériolaire). Au-delà du dysfonctionnement ponctuel engendré par la vasodilatation, Pierre Boutouyrie pointe les dommages à long terme : Lorsque l'on sait qu'un endothélium altéré va empêcher l'artère de se dilater et de s'adapter aux changements de pression sanguine ; que cela favorise l'apparition de caillots sanguins (risque d'embolie) et à plus long terme l'apparition de complications chroniques (comme l'athérosclérose), on comprend l'importance des résultats que nous avons obtenus. La façon dont les gaz agissent sur la fonction endothéliale a été démontrée dans d'autres travaux. Lorsqu'un gaz est inhalé, celui-ci se diffuse dans les alvéoles pulmonaires et déclenche des réactions inflammatoires. Celles-ci se répercutent dans la circulation systémique, provoquent un stress oxydatif très toxique pour les médiateurs endothéliaux (notamment le monoxyde d'azote NO), qui ne peuvent plus réguler la fonction endothéliale. Concernant le mode d'action des particules, les choses ne sont pas aussi clairement établies. Puisque les particules ne passent pas dans la circulation sanguine, nous ne savons pas exactement comment elles altèrent la fonction endothéliale explique Pierre Boutouyrie. Des recommandations méthodologiques Les perspectives de travail pour cette équipe de l'Inserm sont nombreuses. Les chercheurs vont tout d'abord confirmer ces résultats par des études de cohortes à plus large échelle. Des collaborations vont être initiées avec des équipes de recherche fondamentale afin de comprendre les spécificités de ces gaz polluants. Mais ce qui semble important aujourd'hui est de ne plus négliger cette mesure de pollution pour les études des pathologies cardiovasculaires. Les nouveaux standards de mesure devront prendre en compte l'influence la pollution atmosphérique pour l'interprétation des résultats de recherche. source : medicms IL FAUT REAGIR ! SI VOUS LE FAITES PAS POUR, VOUS FAITES LE POUR VOS ENFANTS ! POUR SAVOIR COMMENT CONTACTEZ MOI ICI
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Alors que depuis 2004, le prix TTC du carbura nt a globalement augmenté de 38 %, selon UFC-Que Choisir, cette envolée du prix n'a quasiment pas eu d'impact sur les comportements puisque, sur la même période, la consommation de carburant n'a diminué que de 2%. Pour l’association de défense des consommateurs, l'explication de ce phénomène est simple : « l'usage du carburant est souvent très contraint parce que nombre de consommateurs ne disposent pas d'alternatives concrètes (transports en commun) ou n'ont pas les moyens de s'équiper d'un véhicule à moteur économe. Il est ainsi vain de compter sur l'augmentation du prix pour espérer une modification de la demande française de pétrole. »
UFC-Que Choisir s'oppose « fermement » aux projets de taxe carbone, ou TVA sociale carburants, qui vise à accroître le prix du carburant pour essayer de diminuer la consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre, un projet annoncé par Nicolas Sarkozy à l’issu du Grenelle de l’environnement. Nicolas Sarkozy s’était déclaré, « contre toute fiscalité supplémentaire qui pèserait sur les ménages et les entreprises. Il n’est pas question d’augmenter le taux de prélèvements obligatoires. Et le gouvernement est contre tout prélèvement sur le pouvoir d’achat des ménages. » « Tout impôt nouveau doit être strictement compensé. Si l'objectif est plus que louable, le moyen préconisé va à l'encontre de l'expérience : en réalité la taxe carbone existe depuis plusieurs années, avec la forte croissance du prix du baril, et elle n'a pas produit les effets souhaités, » avait ajouté Nicolas Satrkozy, s’engageant « à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une taxe « climat énergie » en contrepartie d’un allégement de la taxation du travail la compétitivité. » Or, selon UFC-Que Choisir, du point de vue du pouvoir d'achat, l'impact de la taxe carbone est assez simple : « à consommation constante, ajouter un centime de TIPP entraîne un prélèvement supplémentaire de 500 millions d'euros, dont près de 300 millions d'euros sur les ménages. Avec une taxe carbone à dix centimes le litre de carburant, la facture pour les consommateurs est proche de 3 milliards d'euros. » « Au final, la taxe carbone est une punition financière qui frappe indifféremment tous les consommateurs et notamment ceux, très nombreux, qui n'ont pas le choix. Quant à la proposition de compenser cette taxe par une baisse des charges sociales, l'UFC-Que Choisir estime alors que cette taxe carbone ne serait rien d'autre qu'une TVA sociale déguisée sous des apparats écologiques. En effet, le consommateur paierait tout et n'aurait aucune compensation » estime l’association. L'UFC-Que Choisir demande apr ailleurs, « à Nicolas Sarkozy et à Nicolas Hulot d'aller expliquer à un habitant d'une zone rurale ou péri-urbaine, qui doit utiliser tous les jours sa voiture, comment il peut éviter cette surtaxation. » L’association propose « que soit lancé un plan Marshall pétrole qui vise à investir 10 à 25 milliards d'euros sur 10 ans dans les transports collectifs, l'acquisition de moteurs économes, le fret ferroviaire et la recherche dans les énergies renouvelables. »
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La fiscalité incite les automobilistes à rouler avec des voitures propres, utilisant des énergies alternatives ou peu émettrices de CO2 : tour d'horizon des aides et mesures.  Si vous achetez une voiture propre, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt. Mais qu’est-ce qu’une « voiture propre » selon la loi ? Il s’agit d’une voiture achetée neuve ou louée dans le cadre d’un crédit-bail, roulant au GNV (gaz naturel), à l’électricité* ou hybride et qui émet moins de 140 g/km de CO2. Si la voiture que vous souhaitez acheter correspond à ces critères, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 2000 €. Il passe à 3 000 € si vous détruisez votre ancienne voiture immatriculée avant le 1er janvier 1997, acquise au moins 12 mois avant sa date de destruction, et encore en circulation à cette date. A noter que le GPL (gaz de pétrole liquéfié) bénéficie d’une dérogation. Pour tout véhicule GPL émettant moins de 160 g/km de CO2, le crédit d’impôt s’applique. Ce seuil d’émissions sera ensuite abaissé pour atteindre 140 g/km en 2008. Cette mesure s’applique également dans le cas d’une transformation de votre voiture essence au GPL, à condition qu’elle soit réalisée dans les trois ans après l’achat. A noter que les véhicules au bioéthanol ne bénéficient pas pour l’instant, de crédit d’impôt. A contrario, si vous « polluez », vous devez payer lors de l’immatriculation de votre voiture : 2 €/g de CO2 au dessus de 200 g/km et 4 €/ au dessus de 250 g/km. Comment connaître les émissions de CO2 d’une voiture ? Depuis le 10 mai 2006, l’étiquette énergie reprend le code couleur des équipements d’électroménagers. A vos calculatrices avant de vous offrir le modèle de vos rêves. La taxation pourrait être plus importante si le Parlement retient l’une des propositions du Grenelle de l’Environnement, l’instauration d’une éco-vignette annuelle. Comment marcherait-elle ? Si votre voiture émet moins de 120 g/km de CO2 (catégorie A et B), vous bénéficiez d’un crédit d’impôt ; si elle se situe entre 120 et 140 g/km de CO2 (catégorie C), vous ne payez rien. Au-dessus de 140 g/km, vous êtes redevables d’une taxe qui reste encore à définir. A suivre. *Dans certains cas, vous pouvez être exonérés de carte grise.
COMMENT EVITER LA TAXE !
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NAIROBI (Source vérifiée)
Une action immédiate et décisive est indispensable à tous les échelons pour garantir la survie des générations actuelles et futures, a averti jeudi l'ONU dans la plus grande étude qu'elle ait consacrée aux dangers du changement climatique.
Le rapport de 570 pages du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), publié sous le titre "Etude globale sur l'environnement (GEO-4)", est le résultat du travail de 390 experts. Il compile observations, études et chiffres récoltés sur deux décennies.
Ses conclusions, dans un contexte où le changement climatique domine l'actualité, sont des injonctions sans équivoque aux dirigeants mondiaux pour que la défense de l'environnement figure parmi les décisions prioritaires.
"Les besoins ne sauraient être plus urgents et la période ne saurait être plus opportune (...) face aux défis auxquels nous sommes confrontés, pour agir maintenant afin de garantir notre propre survie et celle des générations futures", écrit le PNUE.
Le rapport décrit l'état de la planète (atmosphère, terre, eau, bio-diversité) et recense les changements survenus depuis que la Commission mondiale pour l'environnement et le développement ("Commission Brundtland") a établi en 1997 son programme intitulé "Notre avenir commun".
"Il y a eu suffisamment d'appels à prise de conscience depuis Brundtland. J'espère sincèrement que le GEO-4 sera le dernier", souligne le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.
"La destruction systématique des ressources naturelles de la planète, ou provenant de la nature, a atteint un point où les survies économiques sont en jeu (...) et où la facture transmise à nos enfants pourrait s'avérer impossible à payer", a-t-il ajouté.
La Terre a déjà été confrontée à cinq extinctions d'espèces en 450 millions d'années, la dernière il y a 65 millions d'années. "La sixième extinction majeure est en route, provoquée cette fois-ci par le comportement de l'homme", ajoute le PNUE.
Le développement mondial a été très important durant les 20 dernières années, et l'homme dispose des outils pour comprendre et gérer les défis de l'environnement à venir, mais les réponses apportées ont été "lamentablement inadéquates", selon le rapport.
Le document passe en revue les questions soulevées pour l'environnement par continent et par secteur.
Le climat évolue plus rapidement que durant les 500.000 dernières années. Alors que les températures globales moyennes ont augmenté de 0,74 degrés Celsius lors du siècle écoulé, elles devraient, selon les prévisions, augmenter de 1,8 à 4 degrés dans le siècle prochain.
La population humaine mondiale est devenue tellement importante qu'elle excède "les ressources nécessaires" à sa survie, avertit le rapport. Elle devrait atteindre 8 à 9,7 milliards d'ici à 2050.
"En Afrique, poursuit le texte, la dégradation du sol, voire la désertification sont des menaces (...) La production de nourriture par tête a chuté de 12% depuis 1981".
La consommation de poisson a plus que triplé ces 40 dernières années, mais les prises ont stagné ou décliné depuis 20 ans, et "23% des mammifères et 12% des oiseaux sont menacés".
Le PNUE se défend de chercher à "noircir le tableau", et note des succès dans les efforts pour réduire le trou dans la couche d'ozone et la pollution de l'air. "Mais certains de ces progrès obtenus dans les pays développés l'ont été au détriment des pays en voie de développement, où on exporte la production industrielle et ses effets", remarque le rapport.
"Pour certains des problèmes persistants, les dommages risquent déjà d'être irréversibles", avertit le rapport. Il faut désormais donner la priorité à "l'environnement pour le développement", et non plus au "développement au détriment de l'environnement", conclut le PNUE. POUR SAUVER LA PLANETE, C'EST MAINTENANT OU JAMAIS ! POUR SAVOIR COMMENT CONTACTEZ MOI ICI
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Une équipe mixte de laboratoires universitaires et industriels a réussi à produire du plastique (résine) à partir de CO2. Les propriétés du matériau sont similaires à celles du polypropylène ou du polyéthylène qui à eux deux représentent plus de 60% du marché des résines plastiques.
L'université de Tokyo avait déjà inventé, il y a 40 ans, le processus de fabrication, mais les propriétés de résistance thermique notamment n'étaient alors pas suffisantes pour envisager une application commerciale du produit.
L'utilisation d'un nouveau catalyseur a permis de remédier à ce défaut. Le matériau est dérivé à 50% de CO2 issu d'usines, mélangé à des époxydes. Ceci permet une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre comparé à la fabrication de plastique issu des hydrocarbures.
Les partenaires (Université de Tokyo, Université Keio, Université de Kanagawa, Université de Science de Tokyo, Teijin, Sumitomo Chemicals, Mitsubishi) espèrent avoir une version pratique du plastique en 2012. La production sera gérée par le groupe Sumitomo, la manufacture revient à Teijin et le groupe Mitsubishi assurera la commercialisation. Le projet dans sa globalité a reçu le soutien du ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie par l'intermédiaire de son agence de financement NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).
source : BE Japon numéro 458 (28/09/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT CONTINUONS A LUTTER CONTRE LE CO2 !
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