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 Indiscutablement, le climat se réchauffe.Quel en est le véritable impact en France métropolitaine et dans les territoires d’outre-mer? Dans quelles proportionsnotre équilibre environnemental sera-t-il bouleversé pour le siècle en cours? C’est pour répondre à ces questions qu’a été créé en 2001 l’Observatoire national surles effets du réchauffement climatique (ONERC).
DES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÊMES PLUS FRÉQUENTS
D’après l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, les risques de sécheresse au sud en été ainsi que des pluies plus abondantes et des inondations au nord en hiver sont à prévoir. En ce qui concerne l’outre-mer, la fréquence et l’intensité des cyclones pourraient s’aggraver. La canicule de l’été 2003 en constituerait un signe avant-coureur. Dans le domaine de l’agriculture, les effets du réchauffement climatique sont d’ores et déjà visibles avec l’accélération de la croissance de certains végétaux, la précocité de la floraison pour la plupart des espèces, l’avancée du calendrier des cultures agricoles. Qui n’a pas constaté que les vendanges se font de plus en plus tôt dans l’année ? La disponibilité des ressources en eau pose également problème. Dès aujourd’hui, notamment dans les territoires d’outre-mer, certaines zones côtières sont confrontées à des phénomènes de submersion, d’accélération de l’érosion, d’intrusion d’eau de mer dans les nappes d’eau douce. En montagne, la fonte des glaciers est déjà constatée. À l’avenir, les effets de dégel se poursuivront.Les forêts subissent elles aussi de plein fouet le réchauffement climatique. Tempêtes et sécheresses mettent à mal leur rôle dans la régulation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère…
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Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.
Le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on y parle de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.
Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu'à 90% de leurs population.Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées despéremment vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.
Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d'années, d'assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes... D'ailleurs, dans certaines régions du monde, la disparition d'insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement.
Les différentes causes possibles
Les chercheurs et les apiculteurs s'avancent en de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n'a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l'écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons...Depuis l'antiquité l'Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles. Dans un article du journal Le Monde du 29 août, M. Neumann, explique ainsi : "on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte". Or l'abeille est un excellent témoin de la qualité de l'environnement dans lequel elle évolue...
Au niveau des pesticides, bien que les quantités épandues soient beaucoup plus faibles, les principes actifs restent bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion : la contamination est planétaire. Aux Etats-Unis, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année. En France, les récoltes de miel se sont effondrées bien qu'avec la suspension des insecticides Gaucho et Régent, le taux de mortalité a diminué sans être revenu à la normale. En effet, l'usage du Gaucho est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs, et celui du Régent depuis 2004 sur toutes les cultures.
Des parasites existent comme l'acarien Varroa destructor ou "vampire de l'abeille" importé involontairement en France depuis le début des années 1980 : à la manière d'un moustique, celui-ci suce l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang. Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide... Ce parasite retient pour le moment l'attention des spécialistes qui pensent qu'il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin.
Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones potables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient jouer dans le déclin des abeilles.
les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu'ils contiennent des insecticides. Bien qu'ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l'Inde, mais cela ne va pas durer...
Le climat, plus instable, moins prévisible affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.
La perte d'espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.
Les autres insectes pollinisateurs sont touchés
Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : "on a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon.
En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait "des proportions plus importantes"
.Le mystère reste entier, mais lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne laisse rien présager de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme...
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Les vacances des Français contribueraient au dérèglement de notre planète, d'après une étude de l'Institut français de l'environnement (Ifen). Bouchons sur la route, pots d’échappement qui polluent… le tout pour atteindre en seulement deux mois 16% des émissions annuelles de gaz carbonique, soit 12,4 millions de tonnes. Alors que c'est si simple pourtant de faire un geste écologique: un voyage en train génère douze fois moins d'émissions de gaz à effet de serre qu'un voyage en voiture à distance égale. Mais le train ne représente malheureusement que 13% des déplacements touristiques sur le territoire national alors que les 53% de départs à l'étranger effectués en avion dégagent eux 13 millions de tonnes de CO2 supplémentaires. Une seule solution : la suppression pure et simple des vacances. Allez, un effort, c’est pour la Nature.
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Au cours d'une patrouille de routine le 27 mai 2007 des gardes forestiers font état de la disparition du lac qui se trouvait aux pieds du glacier Témpano, dans la région d'Aisén et de Magellans au Chili : "Ils se sont trouvés devant une formidable surprise : le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d'un petit lac, mais d'un assez grand", raconte le directeur régional du corps des gardes forestiers chiliens (Conaf), Juan José Romero, à la radio Cooperativa. "Les morceaux de glaces qu'il y avait dans le lac, étaient là, mais posés sur le fond asséché de ce que fut ce lac, qui a disparu du matin au soir" a-t-il expliqué.
Une équipe scientifique de l'Armée Chilienne et le Centre de Recherche Scientifique (CECS) de Valdivia (Chili) ont réalisé des missions aériennes au-dessus de la zone de disparition du lac. L'équipe était équipée d'un altimètre laser qui a permis de reconstruire, de manière détaillée, en 3D, la topographie des glaciers. Selon le glaciologue Andrés Rivera, qui a dirigé la mission scientifique dans la zone, ce qui s'est produit n'a pas seulement affecté le petit lac situé à proximité du poste de la Conaf, mais fait partie d'un système plus grand encore, ou lac pro-glacier, présent entre les glaciers Témpano et Bernardo. "Les deux lacs se sont vidés vers le nord, en direction du glacier Bernardo" a-t-il expliqué.
Originellement, on pensait que les eaux froides du lac fluaient vers le glacier Témpano. En effet, celui-ci se situe à une altitude plus élevée que le glacier Bernardo. "Il est donc plus facile pour l'eau de s'ouvrir une voie par là [le glacier Bernardo ndlr]." De plus, le glacier Bernardo présente un retrait plus important, supérieur à 6 mètres par an.
La preuve obtenue a permis au glaciologue de reconstruire le "fil de l'histoire". Selon lui, entre les fins des mois d'avril et de mai, le lac avait acquis une dimension qui lui a permis de rejoindre le glacier et le fjord Bernardo, facilité par une instabilité de neige.
Grâce aux images satellite et aux missions sur le terrain, il est maintenant clair pour les scientifiques que l'eau ne s'est pas échappée au-dessus du glacier Témpano jusqu'au fjord, mais qu'elle s'est préférentiellement dirigée vers le nord, jusqu'à une sorte de trou au bord du glacier Bernardo. L'eau s'est introduite entre la glace et a suivi le fjord jusqu'à la mer. L'eau est donc bien partie, mais est en train de revenir lentement, comme a pu le constater l'équipe lors du survol. En effet, le phénomène se produisant au milieu de l'hiver, les glaciers fondent peu.
Il reste à savoir si la barrière naturelle qui retenait le lac va se reformer. Si l'ouverture a été trop large, il est probable que les eaux rejoignent la mer une nouvelle fois. Durant les observations, Rivera a confirmé que dans une partie plus haute de Campos de Hielo, un autre lac a également disparu mais dans de moindres mesures. C'est un processus naturel et cette région est très dynamique. La formation de lacs est plus complexe et leur pérennité dépend du type de barrage de glace qui se met en place.
Tout ceci est en relation avec le processus actuel de changement climatique mais également à la dynamique naturelle des glaciers patagoniens qui avancent, reculent... S'il n'y avait pas eu une augmentation de température et une diminution des précipitations, la quantité de lacs aurait été moindre. Finalement, tout a à voir avec le réchauffement de la planète. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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 Depuis janvier 2007, de nombreuses régions du monde connaissent des extrêmes météorologiques et climatologiques. Les mois de janvier et d’avril ont sans doute été les plus chauds à l’échelle du globe depuis le début des observations systématiques, en 1880, si l’on se réfère aux températures moyennes à la surface des terres émergées, l’anomalie positive atteignant 1,89 °C pour janvier et 1,37 °C pour avril. Par ailleurs, plusieurs régions ont connu des précipitations extrêmement abondantes qui ont entraîné de graves inondations. Dans son quatrième rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC) fait état d’une multiplication des phénomènes extrêmes depuis cinquante ans. Le GIEC prévoit d’ailleurs qu’il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.
L’OMM et les Services météorologiques nationaux de ses 188 Membres collaborent avec d’autres institutions des Nations Unies et un certain nombre de partenaires à l’instauration d’un système d’alerte rapide multidanger. En outre, des systèmes d’observation viables sur le long terme sont mis en place en vue de détecter et d’évaluer les incidences du changement climatique et de déterminer les mesures à prendre en priorité pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter.
Fortes précipitations, cyclones et tempêtes de vent Durant la première moitié (juin-juillet) de la saison de la mousson d’été en Inde, quatre dépressions de mousson, soit deux fois plus que la normale, ont provoqué de fortes pluies et des inondations en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. De nombreuses stations ont signalé des cumuls de pluie sur 24 heures supérieurs à 350 mm. Ces valeurs extrêmes et les pluies incessantes ont entraîné des inondations à grande échelle dans toute l’Asie méridionale, situation qui persiste à ce jour et qui s’est soldée par plus de 500 victimes, par l’évacuation de plus de 10 millions de personnes, la destruction de vastes étendues de terres agricoles, la perte de bétail et des dommages matériels considérables.
Le cyclone Gonu, premier cyclone jamais observé en mer d’Oman, a atteint les côtes d’Oman le 6 juin avec des vents soutenus d’une vitesse maximale proche de 148 km/h. Traversant le golfe d’Oman, il a touché terre une seconde fois en Iran. À Oman, plus de 20 000 personnes ont été touchées et plus de 50 ont trouvé la mort.
Du 6 au 10 juin, de fortes précipitations ont dévasté certaines régions du sud de la Chine. Les inondations ont touché plus de 13,5 millions de personnes, dont 120 ont trouvé la mort, notamment lors de glissements de terrain.
En Angleterre et au Pays de Galles, la période comprise entre mai et juillet 2007 a battu tous les records de cumul des précipitations (406 mm) depuis le début 1766, date du début des relevés, le précédent record remontant à 1789 (349 mm). L’épisode extrême observé dans le nord-est de l’Angleterre, où 103,1 mm de pluie sont tombés en 24 heures (les 24-25 juin), a été suivi le 20 juillet par un épisode similaire (120,8 mm de pluie) dans le centre du pays. Ces deux événements ont entraîné de vastes inondations en Angleterre et au Pays de Galles. Au moins neuf personnes ont perdu la vie et les dommages sont estimés à plus de 6 milliards de dollars É.-U.
L’Allemagne a connu quant à elle son mois de mai le plus arrosé - 126 mm - depuis 1901, date à laquelle des relevés ont commencé à être effectués à l’échelle du pays, la normale calculée pour la période 1961-1990 s’établissant à 71 mm. À l’opposé, le mois d’avril est le plus sec que le pays ait connu depuis 1901, avec seulement 4 mm de précipitations en moyenne nationale, ce qui représente 7 % de la pluviosité normale.
Les 17 et 18 janvier 2007, une grande partie de l’Europe du Nord s’est retrouvée sous l’influence d’un puissant système dépressionnaire qui a déversé des pluies torrentielles et engendré des vents soufflant jusqu’à 170 km/h. Au moins 47 personnes sont décédées durant la tempête et des dizaines de milliers ont été touchées par des coupures de courant. Selon une première estimation, les dégâts se chiffreraient entre 3 et 5 milliards d’euros.
Le Mozambique a connu en février les pires inondations des six dernières années. Une trentaine de personnes ont perdu la vie et 120 000 ont été évacuées du bassin central du Zambèze. L’arrivée du cyclone tropical Favio, le 22 février, a entraîné de nouvelles inondations et fait de nouvelles victimes.
Anormalement précoces et abondantes, les chutes de pluie que connaît le Soudan depuis la fin du mois de juin ont entraîné la crue du Nil et d’autres cours d’eau saisonniers. Ces crues ont entraîné des inondations de grande ampleur qui ont endommagé plus de 16 000 habitations.
En mai, de graves inondations et des dégâts considérables ont été causés aux Maldives par une série de vagues liées à une forte houle (3 à 4,5 m de hauteur), qui ont submergé 68 îles dans 16 atolls.
Au début du mois de mai, l’Uruguay a été frappé par les pires inondations que ce pays ait connues depuis 1959. Provoquées par de fortes pluies, elles ont touché plus de 110 000 personnes et mis à mal récoltes et infrastructures.
Vagues de chaleur En juin et juillet, deux vagues de chaleur extrême ont frappé le sud-est de l’Europe où les températures, supérieures à 40 °C, ont pulvérisé les précédents records. Des dizaines de personnes sont décédées et les pompiers ont combattu jour et nuit les brasiers qui ont ravagé des milliers d’hectares. Le 23 juillet, le mercure a atteint 45 °C en Bulgarie, ce qui constitue un nouveau record de chaleur.
En mai, une vague de chaleur a frappé la Russie centrale et occidentale, où plusieurs records ont été battus. À Moscou, le thermomètre indiquait 32,9 °C le 28, soit la température la plus élevée pour un mois de mai que cette ville ait connue depuis 1891.
Bon nombre de pays européens ont connu le mois d’avril le plus chaud de leur histoire, la température moyenne pour ce mois dépassant de plus de 4 °C la normale dans certaines régions.
Conscients de l’impact catastrophique des vagues de chaleur sur la santé, l’OMM et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettent la dernière main à un projet de directives sur la mise en œuvre de systèmes d’avis de vague de chaleur et de veille sanitaire.
Évolution du climat et extrêmes climatiques Selon les conclusions des derniers rapports d’évaluation scientifique du changement climatique établis par le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement du climat ne fait désormais plus de doute. Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les 12 années les plus chaudes qui aient été constatées depuis le début des mesures instrumentales. Sur cent ans (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C, et sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement est presque le double (0,13 °C par décennie) de celui calculé pour le siècle écoulé. L’étude des paléoclimats laisse supposer que dans l’hémisphère boréal, la seconde moitié du XXe siècle a été très probablement plus chaude, s’agissant des températures moyennes, que toute autre période de 50 ans des 500 dernières années et probablement la plus chaude des 1 300 dernières années.
Le GIEC fait aussi état d’une augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes observés ces 50 dernières années, en particulier les épisodes de fortes pluies, les vagues de chaleur et le nombre de jours et de nuits de canicule.
D’après les projections concernant l’évolution du climat, il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.
Informations supplémentaires Diverses régions d’Amérique du Sud ont connu des tempêtes de vent, des blizzards et des chutes de neige exceptionnelles à la faveur d’un hiver inhabituellement froid qui a fait chuter les températures jusqu’à -22 °C en Argentine et -18 °C au Chili au début du mois de juillet.
Le 27 juin, un front froid a traversé l’Afrique du Sud, y déversant la première chute de neige significative que ce pays ait connue depuis 1981 (25 cm dans certaines régions).
En Inde, à la mi-mai, une vague de chaleur a fait grimper le thermomètre jusqu’à 45 voire 50 °C.
De nombreux pays européens ont connu le mois de janvier le plus chaud de leur histoire. Aux Pays-Bas, la température moyenne de ce mois – environ 7,1 °C, soit 2,8 °C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990 – est la plus élevée qui ait jamais été constatée depuis 1706, date à laquelle on a commencé à faire des mesures, tandis qu’en Allemagne, l’écart par rapport à la normale était de 4,6 °C.
Depuis 1970 environ, les violents cyclones tropicaux ont tendance à se multiplier dans l’Atlantique Nord.
Notes Le présent rapport a été établi sur la base des informations communiquées par plusieurs Membres de l’OMM et avec la collaboration du National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA (États-Unis d’Amérique), du Deutscher Wetterdienst (DWD) (Allemagne) et du Met Office (Royaume-Uni). La liste des extrêmes météorologiques et climatiques a valeur indicative et n’est pas exhaustive. Des informations plus complètes sur les anomalies météorologiques et climatiques observées en 2007 seront communiquées vers la fin de l’année. L'Organisation météorologique mondiale est l'organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l'eau . REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Couverture de la banquise en Arctique le 16 août 2007 (à gauche)
et le 21 septembre 2005 (à droite). La moyenne mensuelle de 1979 à 2000 est représentée par la ligne en violet crédit : National Snow and Ice Data Center, 08/2007
Selon des observations satellites effectuées par le centre national américain de données sur la neige et la glace (NSIDC - National Snow and Ice Data Center), la superficie de la glace de mer ou banquise en Arctique a diminué de façon dramatique cet été, battant le précédent record de 2005.
Au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, la superficie enregistrée était de 5,32 millions de km², la plus faible superficie jamais mesurée par les satellites. Bien que ce nouveau record soit établi un mois avant celui de 2005, les dernières observations montrent que la glace continue de fondre, laissant présager des résultats pour 2007 encore plus inquiétants. En effet, les minimums sont généralement enregistrés jusqu'à fin septembre, ce qui correspond à la fin de l'été, le mois de septembre connaissant d'ailleurs le minimum mensuel le plus bas de l'année.
Déjà, "pendant la première semaine en juillet, la glace de mer en Arctique a commencé à disparaître à des niveaux que nous n'avions jamais vu auparavant" a déclaré Sheldon Drobot, qui dirige le groupe "Arctic Regional Ice Forecasting System" au Colorado Center for Astrodynamics Research, CCAR aux Etats-Unis.
La couverture de la banquise est particulièrement faible dans la partie orientale de l'Arctique au niveau de la mer de Sibérie Orientale et de la mer des Tchouktches et dans le nord de la mer de Beaufort en Alaska. Du côté atlantique de l'océan Arctique, les dégâts sont plus limités bien que supérieurs à la normale.
Selon le NSIDC, cette forte diminution de la superficie de la banquise serait liée aux conditions météorologiques inhabituelles durant le mois de juin et juillet. En effet, la présence de hautes pressions tenaces a fourni un important ensoleillement favorable à la fonte des glaces. Ainsi, les données satellites montrent que le ciel au dessus de la mer de Beaufort fût clair ou pratiquement 43 jours sur 55 du 1er juin au 23 juillet 2007. De plus, des températures de 3 à 5°C supérieures aux normales ont été enregistrées, ainsi que des circulations atmosphériques favorables à la fonte des glaces de mer.
Une manifestation du changement climatique ?
La glace de mer arctique de mer demeure "l'un des meilleurs facteurs prédictifs de changements climatiques sur terre" note Sheldon Drobot qui ajoute qu'il y aura "probablement en septembre 2/3 de la banquise alors observée il y a 25 ans, une bonne indication que quelque chose de significatif se produit avec le climat". En effet, rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km². REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Alors que de nouvelles négociations s’ouvrent à l’ONU pour l’après-Kyoto, un rapport de Christian Aid estiment que 182 millions de gens pourraient mourir en Afrique d’ici 2100 des causes directes du changements climatiques.
Cette semaine, c’est 190 nations qui seront représentées, à partir de ce lundi 15 mai, à Bonn dans le cadre de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) pour de nouvelles négociations sur la question climatique.
Le sommet sera présidé par la ministre canadienne de l’Environnement, Rona Ambrose. Elle avait subi la semaine dernière les foudres des écologistes canadiens appelant notamment à sa démission puis par l’opposition canadienne, car le gouvernement conservateur canadien (mené par Stephan Harper) a décidé de ne plus respecter le protocole de Kyoto dans son intégralité. Finalement, ella a décidé de repartir au Canada, sans pour autant démissionner.
« Elle est passée en coup de vent pour couper le ruban. Ce sera la grande contribution du Canada à cette conférence ! Elle ne reste même pas pour entendre ce que les autres pays ont à dire. Elle a reconnu que l’Arctique serait très touchée par le réchauffement du climat, mais elle n’a pas parlé une seule fois d’objectifs de réduction à long terme, ce qui est le but premier de la conférence qu’elle préside. C’est une vraie honte », expliquait Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec, qui participe à la rencontre de Bonn.
Les pays en développement vont certainement demander aux pays riches de créer la dynamique pour ne pas payer d’abord le prix économique de ces stratégies environnementales. "Les pays en développement attendent des pays industrialisés qu’ils jouent un véritable rôle moteur dans les efforts pour limiter les émissions avant qu’ils n’acceptent eux-mêmes des objectifs contraignants", a déclaré Richard Kinley, secrétaire par intérim de la Convention-cadre de l’ONU. Un des arguments que font valoir ces pays est que le réchauffement global a été majoritairement provoqué par le train de vie des pays du Nord. En effet, un Occidental consomme 11 fois plus d’énergie qu’un habitant de pays du Sud. La moitié des rejets de CO2 sont produits par les pays du Nord (24% du total mondial pour les Etats-Unis, 10% pour la zone euro).
Le sommet du G8 de l’an dernier avait donné lieu à un accord sur le développement du marché des technologies des énergies propres et sur une meilleure accessibilité pour les pays émergents pour les aider notamment à s’insérer dans la lutte contre le changement climatique. Cette semaine sera potentiellement l’occasion de rassembler les 40 pays qui ont ratifié le protocole et les pays émergents comme la Chine, et bien sûr les Etats-Unis, qui l’ont refusé pour trouver une convergence sur les solutions.
Cette lutte continura ensuite jusqu’à la semaine prochaine lors d’une discussion préaliminaire avant des longues négociations sur l’après-Kyoto. Les craintes mises en exergue par Christian Aid sont les suivantes :
* 182 millions de gens pourraient mourir en Afrique subsaharienne d’ici 2100 des causes directes du changements climatiques (sécheresse, famine, migrations,...).
* Globalement, les températures moyennes pourraient augmenter entre 1,5 et 6°C d’ici 2100, ce qui contriburait à élever le niveau de la mer (entre 15 cm et 95 cm).
* Le nombre de victimes d’inondation ou de tempête est passé depuis 30 ans de 740 millions à 2,5 milliards de personnes. * Plus de 3 millions de personnes meurent chaque année du paludisme . Les changements climatiques contribueront à augmenter les facteurs essentiels à l’épidémie (chaleur et humidité).
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Le cyclone Dean, considéré comme "extrêmement dangereux" et même "potentiellement catastrophique", a touché dimanche 19 août la Jamaïque, où l'état d'urgence a été décrété pour trente jours. Les forces de sécurité jamaïcaines ont vu leurs pouvoirs renforcés pour faire face aux risques de pillage. Les nuées orageuses qui précèdent le cyclone ont provoqué des inondations sur la côte ouest de l'île, où cent cinquante mille foyers sont d'ores et déjà privés d'électricité.
Accompagné de vents soufflant à 230 km/h, Dean, de catégorie 4 sur une échelle qui en compte cinq, se déplaçait à la vitesse de 32 km/h et "pourrait devenir un ouragan de catégorie 5 potentiellement catastrophique à tout moment avant d'atteindre", peut-être mardi matin, le Yucatán, dans le sud-est du Mexique, a mis en garde le NHC (National Hurricane Center). Dans la péninsule du Yucatán, l'Etat de Quintana Roo, qui serait le premier du Mexique à être atteint par le cyclone, a décrété une alerte orange signifiant "danger imminent". Par contre, la célèbre station balnéaire de Cancún ne devrait pas être touchée de plein fouet. D'ores et déjà, les autorités mexicaines ont procédé à l'évacuation de quatre-vingt-dix mille touristes en vacances à Cancún et Cozumel, une région rudement frappée en 2005 par le cyclone Wilma.
Après la Jamaïque, Dean devait mettre le cap sur les îles Caïmans, où un avis d'alerte cyclonique est en vigueur. A Cuba, plus de cent cinquante mille personnes ont été évacuées avant que l'ouragan ne touche l'est de l'île, principalement la région de Santiago de Cuba. Tout le sud de l'île a été placé samedi en phase d'"alerte cyclonique". En Haïti, Dean a provoqué la mort de deux personnes et on dénombre des dizaines de maisons détruites. En Martinique et en Guadeloupe, il a fait deux morts, six blessés et d'importants dégâts.
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 Pour la troisième année consécutive, la récolte française de céréales à paille (blé, orge, avoine...) sera décevante. Alors que les moissons sont quasiment terminées, la plupart des producteurs font grise mine. En juillet, le ministère de l'agriculture tablait encore sur 34,7 millions de tonnes de blé tendre. "Finalement, la production devrait tourner autour de 32,5 millions de tonnes, soit un recul de 2,5 % par rapport à 2006, qui avait déjà été une mauvaise année", détaille Pierre Behal, porte-parole de l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC). Le rendement moyen ne devrait pas dépasser 66,5 quintaux de blé par hectare, trois quintaux de moins qu'en 2006. Les récoltes ont été mauvaises en Aquitaine, dans l'Est, dans le Nord-Pas-de-Calais, et surtout en Bretagne. Seules exceptions, le Centre et l'Ile-de-France, où les rendements s'améliorent.
Principale explication : les caprices de la météo. En 2006, une vague de chaleur fin juin avait grillé la récolte sur pied. Cette année, c'est la pluie qui est en cause. Après un mois d'avril chaud et sec, le printemps et l'été ont été froids et humides, ce qui a freiné le remplissage des grains.
Les quantités sont inférieures aux attentes et la qualité n'est pas non plus au rendez-vous. "Elle est médiocre, car l'humidité a favorisé l'apparition de maladies comme la rouille brune et la fusariose", explique Jean Besse, producteur de blé et d'orge de brasserie à Estouches, dans l'Essonne. Les pluies de juillet ont décalé certaines récoltes au-delà de la maturation, ce qui a contraint les agriculteurs à travailler entre les averses. En Bretagne, quelques moissonneuses-batteuses sont encore à l'oeuvre, alors que le moissonnage des blés est habituellement terminé pour le 1er août.
Les producteurs d'orge ne sont pas non plus à la fête. Si la production d'hiver devrait s'approcher de celle de 2006, celle d'orge de printemps est en baisse sensible. Décevant aussi, le colza, avec un rendement moyen de seulement 29 quintaux par hectare, contre 33 à 35 habituellement.
La récolte décevante de céréales en France, cinquième producteur mondial, va accroître un peu plus les tensions sur les prix. Les pluies abondantes ces derniers mois dans le nord de l'Europe, ajoutées aux sécheresses historiques en Australie et en Ukraine, ont fait chuter la production mondiale.
En Australie, la récolte de céréales est passée de 25 millions de tonnes à 10 millions. L'Ukraine a mis en place des quotas pour limiter ses exportations, qui ne devraient pas dépasser 2,5 millions de tonnes cette année, après un pic de 6,5 millions en 2005. L'essor rapide de la production de biocarburants, qui diminue les surfaces cultivées consacrées à l'alimentation, commence aussi à se faire sentir, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis.
RÉDUCTION DES STOCKS
Le Conseil international des céréales (CIC) estimait, fin juillet, que la production mondiale de blé ne dépasserait pas 614 millions de tonnes en 2007. Ce chiffre devrait être revu à la baisse dans les prochaines semaines, alors que la consommation devrait atteindre 617 millions de tonnes. Depuis plusieurs années, celle-ci progresse, notamment dans les pays émergents. Dans des pays comme l'Inde ou la Chine, l'élévation du niveau de vie modifie les préférences alimentaires : les classes moyennes adoptent les habitudes des consommateurs occidentaux, friands de céréales. "Mais c'est surtout la hausse de la demande des pays du bassin méditerranéen, notamment en Egypte et au Maroc, qui dope actuellement les cours", explique M. Behal.
Depuis trois ans, la production mondiale de céréales est inférieure à la consommation. Les stocks de blé sont au plus bas depuis vingt-huit ans, selon le CIC. "Dans l'Union européenne, ils ne représentent plus que 2,5 mois de consommation", précise Philippe Pinta, président de l'Association des producteurs de blé et autres céréales. Le déséquilibre entre l'offre et la demande est tel que les prix flambent. Le "rendu Rouen", la référence du prix du blé en France, a bondi de 86 % depuis un an, atteignant 229 euros. Et ce n'est peut-être pas fini.
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 Alors que les prévisions météorologiques indiquent que les pluies devraient continuer, 2 800 personnes ont déjà perdu la vie sur le sous-continent et presque 50 millions de personnes ont été touchées par les pires inondations de ces dernières années, a affirmé le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) hier.
« Les pluies de ces derniers jours ont causé d'autres inondations et d'autres glissements de terrain, provoquant encore davantage de déplacements de population.Les diarrhées et autres maladies provoquées par l'eau sont de plus en plus répandues, alors que l'accès à l'eau potable, l'alimentation et l'abri représente un défi continu », indique un communiqué publié à New Delhi.
L'Inde est le pays le plus touché avec 1 835 victimes et plus de 38 millions de personnes concernées. L'UNICEF estime que 1,28 millions de foyers ont été endommagés ou détruits dans les 204 districts frappés par la catastrophe. Les Etats de Bihar, Uttar Pradesh, Assam et Orissa ont été particulièrement touchés, ce qui représente 24 millions de personnes, dont trois millions enfants de moins de cinq ans.
Les pluies devraient continuer car c'est la pleine saison des moussons. L'UNICEF craint donc que les eaux stagnantes ne deviennent un vivier de moustiques et de maladies.
« A Bihar, le Fonds a envoyé cinq camions chargés de matériel d'urgence tels que des produits pour la purification de l'eau, des jerricans, des bougies et des allumettes. Des pastilles contenant du fer et de l'acide folique ont également été acheminées et devraient bénéficier à 30 000 personnes, principalement des femmes et des enfants ». Par ailleurs, plus de 21 000 personnes ont été soignées ces trois derniers jours grâce à des équipes mobiles qui se sont rajoutées aux équipes déjà en place. Dans l'Uttar Pradesh, l'UNICEF soutient le déploiement par le gouvernement de 512 équipes médicales dans les 20 districts les plus touchés. Il a également envoyé vingt médecins afin de travailler avec les hauts fonctionnaires de ces districts, ainsi que deux équipes médicales pour les seuls districts de Bahraich et Baranki.
Dans l'Assam, 26 districts sur 27 ont été touchés. Ces derniers jours des camps ont été démantelés et les retours dans les villages ont été accompagnés de travaux de réhabilitation, en particulier concernant l'hygiène et l'alimentation des nourrissons et des enfants. Des équipes médicales distribuent des pastilles pour la purification de l'eau, des moustiquaires insecticides, et vaccinent les enfants contre la rougeole.
Dans les quatre districts les plus touchés, l'UNICEF et des organisations non-gouvernementales partenaires coordonnent les efforts du gouvernement pour apporter de l'aide médicale, alimentaire et sanitaire.
Au Bangladesh, 481 morts, plus de 51 000 cas de diarrhée et 10 000 cas d'infections respiratoires ont été rapportés. Certains quartiers de Dacca sont parmi les plus touchés, et quelque deux millions de familles, représentant un total de 10 millions de personnes, seraient particulièrement exposées aux dégâts causés au système d'évacuation des eaux usagées et d'accès à l'eau potable.
Dans le pays, 6 751 écoles primaires ont été fermées, 454 autres servent d'abris. Le gouvernement a annoncé la distribution d'une aide financière aux familles touchées.
Par ailleurs, une campagne d'immunisation soutenue par l'UNICEF prévoit la distribution de doses de vitamine A aux enfants de 1 à 5 ans. Le système des Nations Unies au Bangladesh travaille aussi sur un plan de reconstruction et le gouvernement a déjà alloué 9.3 millions de dollars aux agriculteurs les plus touchés par les inondations. L'UNICEF a par ailleurs fourni des médicaments d'usage courant, des sels de réhydratation et 15,77 millions pastilles de purifications de l'eau, et a mis à disposition des biscuits protéinés, des bâches en plastique, des kits éducatifs et d'autres produits de première nécessité.
Au Népal, le nombre de victimes continue d'augmenter avec de nouvelles pluies et des avalanches de l'Himalaya provoquant des inondations. 131 personnes ont déjà été tuées. Quelque 406 587 personnes ont été touchées dans 44 districts, affirme l'agence des Nations Unies. L'UNICEF a fourni 2 000 moustiquaires insecticides à la population de l'ouest du Népal, particulièrement vulnérable. 15 000 kits d'hygiène ont par ailleurs été distribués dans les zones critiques. L'UNICEF a également produit et diffusé des messages radio dans quatre langues régionales afin de promouvoir la purification de l'eau afin d'éviter des maladies.
Enfin, au Pakistan, certaines parties du Sindh et du Baloutchistan sont toujours sous l'eau. 366 personnes sont mortes et 370 000 sont sans abri. 2,5 millions auraient été touchées. L'UNICEF travaille avec ses partenaires afin de fournir de l'eau potable et des produits médicaux de base, mais également pour soutenir le système éducatif. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Un nouveau séisme de magnitude 5,5 sur l'échelle de Richter s'est produit vendredi matin dans la localité péruvienne de Pisco (sud), la plus touchée par le tremblement de terre qui a frappé mercredi le pays.
Cette nouvelle secousse, qui s'est produite à 8h19 heures locales (13h19 GMT), a provoqué un mouvement de panique dans cette ville côtière de 130.000 habitants, située à 240 km au sud de Lima, dont 70% des habitations ont été ravagées par le séisme de mercredi qui a fait au moins 500 morts. Cette secousse tellurique, dont l'épicentre a été localisé à 200 km au sud de Lima, a duré une dizaine de secondes, suscitant des réactions de panique chez les habitants déjà très éprouvés.
Selon l'Institut de géophysique du Pérou, plus de 300 répliques sismiques ont été enregistrées depuis le tremblement de terre de mercredi. Quatre mouvements sismiques d'une magnitude supérieure à 4 se sont déjà produits vendredi dans la seule ville de Pisco. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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 Le cyclone Dean a atteint les côtes sud-est de la Martinique, vendredi 17 août, à 5 h 30, (11 h 30, heure de Paris), balayant la façade atlantique de l'île avec des vents de 120 km/h en moyenne et des rafales à plus de 170 km/h, selon Météo France, qui prévoit une détérioration des conditions dans la journée.
"Le maximum d'intensité arrive pour la prochaine heure au passage du centre du cyclone sur le sud de l'île", poursuit le communiqué de Météo France. De nombreux témoignages, recueillis par les médias locaux, font état de toitures emportées et de baies vitrées détruites par la violence du vent. Les autorités rappellent également que la mer est très dangereuse, avec des creux de dix mètres ainsi qu'une houle cyclonique sur les côtes atlantiques et dans les canaux.
"VÉRITABLE DÉSOLATION"
Selon Laurent Bigot, préfet de région, les deux tiers des abonnés d'EDF de l'île, soit 115 000 personnes, sont déjà privés d'électricité. "Nous ne disposons pas pour l'instant de bilan exhaustif. Nous effectuerons une reconnaissance aérienne le plus tôt possible", a-t-il déclaré. Selon un responsable de la cellule de crise de Rivière-Pilote, dans le sud de l'île, la localité est complètement inondée. "C'est une véritable désolation", a-t-il indiqué à la radio.
Le ministère de l'intérieur a mis en alerte soixante sapeurs pompiers en Guadeloupe, ainsi que plusieurs avions de type Casa en Guyane. "Les gens ont été confinés à l'intérieur de leurs maisons, ce qui est la meilleure des protections", a indiqué Michèle Alliot-Marie. Le cyclone de classe 2 est susceptible de se diriger vers le centre des Caraïbes, à savoir la Jamaïque, Puerto Rico, la République dominicaine et Haïti, selon le Centre américain des ouragans (NHC) basé à Miami, avec le risque de le voir atteindre la classe 3 au contact d'eaux plus chaudes.
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Des vents très forts, des pluies diluviennes et de gros dégâts... Ça a frappé tellement fort jeudi en début de soirée dans le secteur de Saint-Colomban, au nord de Montréal, que les gens du coin pensent qu'ils ont eu affaire à une petite tornade.
Les dégâts sont lourds, mais ils sont concentrés dans une zone très restreinte d'à peu près trois kilomètres carrés. Certaines résidences ont été endommagées par les vents.
Au moment où l’hélicoptère TVA a survolé l'endroit, plusieurs employés d'Hydro-Québec s'affairaient à tenter de rétablir le courant, mais leur tâche était rendue plus difficile par de gros arbres qui encombraient encore les lignes électriques. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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La vague de chaleur qui frappe le sud et le centre-ouest des États-Unis depuis 10 jours a tué plus de 30 personnes, dont neuf dans le Tennessee, selon un nouveau bilan des autorités qui demandent aux gens de rester tranquilles et de boire abondamment.
Neuf décès ont été confirmés sur le mois d'août dans le Missouri, qui a vécu des températures record s'élevant jusqu'à 38 degrés Celsius. Sur les neuf personnes décédées, six vivaient à Saint Louis.
Une huitième victime a été constatée à Memphis, dans le Tennessee. Il s'agit d'un homme de 53 ans découvert mort dans son appartement.
En tout, 37 personnes sont mortes à cause de la chaleur dans le sud et le centre-ouest des États-unis et la chaleur est soupçonnée d'avoir joué un rôle dans 10 autres décès, selon les autorités.
À Memphis, le mercure a atteint 40,5C jeudi, soit un record au septième jour consécutif de températures supérieures à 30C.
Dans la même ville, le corps un homme de 32 avait été découvert mercredi dans son appartement, qui ne disposait pas de système d'air conditionné. Une femme de 37 ans venue assister à la commémoration du 30e anniversaire de la mort d'Elvis Presley a également été retrouvée morte mercredi sous sa tente.
Huit décès ont été confirmés dans l'Illinois, l'Arkansas et la Georgie en ont signalé quatre chacun, la Caroline du Sud deux et le Mississipi un. En dehors des décès enregistrés à Memphis, un mort lié à la chaleur a été recensé dans le Tennessee.
Dans le centre-nord de l'Arkansas, la température a atteint mercredi 44,4C à Evening Shade. Dans le Missouri, le département de la santé a fait savoir que sept autres décès liés à la canicule ont été rapportés, mais ils n'étaient pas encore confirmés.
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 Un puissant tremblement de terre atteignant 7,9 sur l'échelle de Richter a frappé le Pérou et sa capitale Lima, faisant des centaines de morts et des milliers de blessés selon un bilan provisoire publié par les autorités, tandis qu'une alerte au tsunami était levée dans la nuit.
Selon l'institut sismologique du Pérou, l'épicentre du séisme se situerait en mer à 169 kilomètres au sud-ouest de Lima à une profondeur de 47 km. Selon le US Geological Survey (USGS), certaines répliques ont atteint 5,9 sur l'échelle de Richer. Neuf répliques mineures avec des magnitudes oscillant entre 4 et 6 ont été ressenties à Lima dans la nuit. L'USGS précise que la première secousse a eu lieu à 18H41 locales (23H41 GMT), mercredi 15 août. Les géologues expliquent que le Pérou est situé à proximité de la plaque de Nazca qui se heurte et pousse sous l'Océan Pacifique la plaque continentale provoquant régulièrement des séismes. Le dernier, d'une intensité de 6,9 sur l'échelle de Richter, a endommagé la ville d'Arequipa (sud) en 2001 faisant 96 morts.
La province côtière d'Ica a été la plus sévèrement touchée. Selon le ministre de la Santé, Carlos Vallejos, le séisme a été le plus meurtrier à Pisco et Chincha, situées dans cette province d'Ica à quelque 300 km au sud de Lima. Dans ces départements 350 habitations ont été détruites. A Senor de Luren, l'église s'est effondrée... Des édifices plus élévés se sont fissurés. Les autorités ont du mal à évaluer les pertes humaines à cause des coupures du réseau de communication dans une grande partie du pays andin. Le dernier bilan fait état de 337 morts et 1 350 blessés.
Une alerte au tsunami avait été lancée avant d'être levée dans la nuit pour le Pérou, le Chili, l'Equateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador, le Mexique et le Honduras
A Lima, où les secousses ont duré deux minutes, provoquant des scènes de panique, les autorités ont arrêté l'évacuation du quartier de la Punta proche du port de Callao. Situé au niveau de la mer, ce quartier est particulièrement vulnérable à un éventuel tsunami.Les hôpitaux et les services de santé ont été placés en alerte rouge. La première secousse, qui a duré deux minutes, a été suivie par plusieurs répliques. Des vitres ont été brisées, des arbres abattus ainsi que des poteaux téléphoniques.Le réseau des communications, téléphones portables compris, s'est arrêté de fonctionner mais l'approvisionnement en eau et électricité des huit millions d'habitants s'est poursuivi dans presque toute la capitale.
Plus de deux heures après la première secousse, beaucoup d'habitants demeuraient dans les rues de la capitale, surtout dans le vieux centre-ville, et les bidonvilles où beaucoup de maisons anciennes sont construites en adobe, une sorte de terre séchée peu résistante aux secousses.
Plusieurs bâtiments ont été évacués par sécurité tandis que les pompiers et les hommes de la défense civile dégageaient à la lumière des phares des camions de pompiers les décombres et les vitres jonchant les rues.
En 1970, le Pérou avait été frappé par l'un des séismes les plus meurtriers de l'histoire : 50 000 personnes avaient péri dans l'ensevelissement sous des tonnes de glace et de boue de la ville de Yungay, au nord de Lima. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Selon les humanitaires, les inondations en Corée du Nord, sont les pires que le pays ait connu depuis une décennie.
Au moins 214 morts et 80 disparus, 300 000 personnes affectées : selon les organisations humanitaires, la Corée du Nord connaît ses pires inondations depuis une décennie. Le responsable sur place de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Terje Lysholm, a estimé jeudi que la situation était «meilleure», et que la pluie avait cessé.
Il a précisé que son organisation avait été informée de ce nombre de victimes mercredi soir par le gouvernement nord-coréen, et a confirmé le nombre de 300.000 personnes affectées par les inondations, avancé précédemment par un responsable du Programme alimentaire mondial. La plupart des victimes sont concentrées dans les deux provinces les plus touchées, Hamgyong Sud, sur la côte est, et Kangwon à la frontière de la Corée du Sud. Au total, six provinces ont connu des inondations qui ont détruit près de 20.000 maisons, en plus de bâtiments publics - écoles, hôpitaux. Certaines zones du pays sont également devenues inaccessibles après que les routes ont été détruites.
Le gouvernement et des organisations humanitaires, dont la FICR, ont souligné ces derniers jours que les dégâts s'annonçaient considérables au plan agricole, avec 11% des récoltes de riz et de maïs perdues, selon le ministère nord-coréen de l'Agriculture.
Saisi mardi par Pyongyang d'une demande officielle d'aide, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé dans la foulée à plusieurs de ses agences d'évaluer les besoins de la population nord-coréenne.
Au milieu des années 90, des inondations avaient contribué à provoquer en Corée du Nord une famine qui, selon des organisations humanitaires, avait causé la mort de deux millions de personnes. Dix ans après, le pays communiste dépend encore très largement de l'aide alimentaire extérieure pour nourrir ses 23 millions d'habitants. Le FICR a entrepris de distribuer des paquets de secours dans les six provinces sinistrées. REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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L'Arctique vient de battre un triste record : celui de la plus petite superficie de glace de mer jamais observée. Or il s'agit là de l'un des meilleurs indicateurs du réchauffement climatique en cours...
Couverture de la banquise en Arctique le 16 septembre 2007La moyenne mensuelle de 1979 à 2000 est représentée en violet crédit : National Snow and Ice Data Center, 09/2007 Dès août, les observateurs s'inquiétaient de la fonte précoce et jamais égalée de la glace de mer en Arctique. En effet, au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de seulement 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, dernier record enregistré, la superficie mesurée était de 5,32 millions de km². Or, le mois de septembre reste le mois où la diminution est la plus forte. Selon les dernières données du centre américain de recherches sur la neige et la glace (NSIDC), au 16 septembre, la couverture de la glace de mer avait une superficie de seulement 4,13 millions de km². Du jamais vu ! Le déficit par rapport au précédent record de 2005 est de plus d'un million de km², c'est à dire une surface égale à cinq fois le Royaume-Uni ou l'équivalent de la Californie et du Texas réunis.Walt Meier, membre du NSIDC, souligne qu'il "s'agit de la plus forte diminution par rapport au précédent record et c'est assez stupéfiant".Notons que d'après les observations effectuées entre 1979 et 2000, la superficie minimale moyenne de la banquise arctique est de 6,74 millions de km² et apparaît vers le 12 septembre. Par rapport à cette moyenne, l'année 2007 accuse une diminution de 2,61 millions de km², dix fois la superficie du Royaume-Uni."C'est un changement dramatique en une année". Nous sommes certainement dans une tendance décroissante depuis 30 ans, mais la tendance s'accélère vraiment", poursuit Meier. Rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km². Vers une élévation du niveau des océans ? Non, car la fonte de la glace dans l'eau ne modifie pas le volume occupé par cette dernière. Pour vous en convaincre, vous pouvez faire fondre un glaçon dans un verre d'eau plein : le verre ne débordera pas pour autant. Par contre, la diminution dramatique de la banquise arctique est un bon témoin du réchauffement climatique et cette accélération "stupéfiante" ne laisse pas présager d'accalmie dans les changements climatiques. De plus, la modification de l'albédo de la région Arctique, avec des surfaces "blanches" moins importantes va accélérer d'autant le réchauffement, dans un cercle vicieux ou rétroaction positive dans le jargon des scientifiques. IL FAUT RÉAGIR ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ-MOI ICI NOTRE OBJECTIF VOUS OFFRIR UNE MEILLEURE QUALITE DE VIE ! PLUS D'INFO
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Est il un rêve dur à réaliser ?
sachant que Pas loin de 620 millions de véhicule dans le monde pour atteindre 710 millions en 2015 nous polluent. DE plus tout le monde contribue à la pollution planetaire (usine, nucléaire, et tous les produits volatiles et j en passe).
Mais un des sujet le plus grave Le gaz a effet de serre car il nuit aux déroulements de la vie de notre planete car par notre faute celle ci se réchauffe gravement et provoque de catastrophe climatique . Depuis le début du XXe siècle (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a augmenté de 0,74°C, mais cette progression n’a pas été continue puisque depuis 1976, la hausse s'est nettement accélérée, atteignant 0,18°C par décennie. La période 1997-2006 est marquée par une anomalie positive moyenne de 0,53°C dans l'hémisphère Nord et de 0,27°C dans l'hémisphère Sud, toujours par rapport à la normale calculée pour 1961-1990 (OMM, 12/2006). * Onze des douze dernières années (1995-2006) furent les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Ainsi, l'année 2005 est la plus chaude, suivie de près par 1998. L'année 2005 est également la plus coûteuse sur le plan des catastrophes naturelles météorologiques avec plus de 200 milliards de dollars de dégâts. * La température des eaux tropicales a augmenté de 1,2°C au cours du XXè siècle (contre 0,5°C en moyenne pour les océans), entraînant un blanchiment des récifs coralliens apparu en 1997. En 1998, le réchauffement prolongé de l'eau a détruit la moitié des récifs de corail de l'Océan Indien. De plus, la température dans les zones tropicales des cinq bassins océaniques, où se forment les cyclones, a augmenté de 0,5 degré Celsius de 1970 à 2004, or de puissants cyclones sont apparus dans l'Atlantique Nord en 2005 (Katrina, Rita, Wilma), tandis qu'ils étaient plus nombreux dans les autres parties du monde. * La température dans les Alpes à 1800 m durant l'hiver a augmenté de 1 à 3 degrés dans les 40 années les plus récentes (Météo-France, 02/2005) Source : National Climatic Data Center/NESDIS/NOAA, 10/2005 REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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VALENCE (Source vérifiée)
Les experts du changement climatique mettent en garde les dirigeants de la planète contre ses conséquences "soudaines", voire "irréversibles", à deux semaines d'une conférence clé des Nations unies sur le climat à Bali.
Le Groupe intergouvernemental sur le climat (Giec, mandaté par l'Onu), Prix Nobel de la Paix en 2007, a bouclé vendredi à Valence en Espagne le dernier volet de son quatrième rapport, une somme de référence pour les cinq prochaines années qui sert à fonder la riposte de la communauté internationale aux dérèglements du climat.
Le rapport devait être officiellement approuvé samedi matin à Valence en présence du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, qui a inscrit la lutte contre le changement climatique en haut de son agenda. Il avait convoqué en septembre un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement à New York.
Dans un résumé rédigé "à l'attention des décideurs", négocié depuis lundi, le Giec reprend l'essentiel de ses conclusions publiées en trois volets depuis janvier: le changement climatique est dû avec une quasi-certitude à l'homme, la hausse de température pourrait atteindre jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990 - plus sûrement se situer entre 1,8 et 4 degrés - et canicules, sécheresses et inondations devraient se multiplier.
Enfin, les conséquences de ces changements risquent d'être "soudaines ou irréversibles", insistent les experts.
Cette seule phrase a fait l'objet d'intenses discussions: certains pays comme les Etats-Unis ont contesté l'expression "irréversible", dénuée de contenu scientifique, selon un participant. D'autres en revanche, notamment européens, ont insisté pour la conserver, estimant qu'elle traduisait la réalité.
Ainsi, a fait valoir à l'AFP le chef de la délégation française, Marc Gillet, la disparition des ours blancs serait un phénomène irréversible: "On ne pourrait plus revenir en arrière". Mais le changement climatique pourrait aussi avoir des conséquences soudaines, ou abruptes, comme un bouleversement de la circulation des océans, voire un blocage du Gulf Stream, a-t-il ajouté.
La délégation américaine a également combattu - mais en vain - une phrase stipulant que "tous les pays" seront affectés .
"Les Etats-Unis ne voulaient pas non plus mentionner les ouragans à cause de Katrina: on ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu!" a remarqué un négociateur. Et l'Arabie Saoudite a manoeuvré "pour minimiser ce qui pourrait se traduire par une baisse de la demande de pétrole".
"C'était important de délivrer le message selon lequel tout le monde est vulnérable et pas seulement les pays en voie de développement", a renchéri un participant.
Plusieurs scientifiques ont jugé ces dernières semaines ce rapport déjà "dépassé" par les observations de terrain: pas d'accord, ont répondu les climatologues français Jean Jouzel et Michel Petit.
"C'est vrai qu'on a observé récemment que la glace fond plus rapidement dans l'Arctique, mais est-ce un phénomène passager, un cycle naturel ou une tendance à long terme? Attendons un peu pour le savoir", a fait remarquer M. Petit.
Le Giec fait valoir que les impacts du réchauffement, annoncés dans ses précédents rapports, sont déjà bien visibles, comme le retrait des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique ou celle du permafrost (sols gelés en permanence).
Cet état des lieux devrait peser dans les négociations qui s'engagent à partir du 3 décembre à Bali, en Indonésie, où la communauté internationale doit commencer à négocier les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012. IL NE FAUT PAS ATTENDRE REAGISSONS MAINTEMANT ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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« En 2030, les émissions de carbone de tous les nouveaux véhicules routiers seront faibles ou nulles grâce à l’emploi de carburants plus propres et à l’allégement des véhicules, des changements technologiques aideront à surmonter les problèmes actuels du stockage de l’hydrogène et toutes les automobiles seront sous le contrôle de satellites et de systèmes de surveillance routière, et beaucoup d’entre elles se conduiront toutes seules ».
C’est la vision d’une importante étude réalisée à la demande de l’industrie des matières plastiques et rédigée par l’écrivain et futurologue, Ray Hammond. « The World in 2030 » (Le monde en 2030) brosse un tableau de la vie en 2030 et se penche sur les grandes évolutions qui devraient orienter la société et la vie de tous les jours dans vingt-trois ans.
Ce rapport vient d’être présenté à Bruxelles à l’occasion d’une importante manifestation, au cours de laquelle des responsables politiques européens, des ONG parmi lesquelles les Amis de la Terre, des universitaires de premier plan et des journalistes ont débattu de ses constats avec des personnalités de l’industrie. Il a été réalisé à la demande du syndicat professionnel PlasticsEurope pour permettre à l’industrie d’agir en vue de relever les défis de demain, en particulier ceux du changement climatique. Par exemple, 100 kilos de matières plastiques utilisés dans une automobile en remplacement d’autres matériaux aboutiraient à une économie de carburant de 5 %, soit une économie de 10 millions de tonnes par an en Europe. REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Le cyclone Sidrcrédit : NASA / Jesse Allen / MODIS Rapid Response team Sidr, un puissant cyclone a frappé jeudi 15 novembre le Bangladesh laissant un premier bilan lourd avec des millions de déplacés, de sans abris, des milliers de morts et de blessés.
C'est un cyclone de catégorie 4 avec des vents allant jusqu'à 240 km/h qui a balayé une nouvelle fois le Bangladesh. Ce cyclone de 500 km de diamètre, a frappé la côte sud-ouest de l'un des pays les plus pauvres au monde, près de l'Etat indien du Bengale occidental, qui, lui, a été épargné. La région méridionale la plus gravement touchée est peuplée de cinq millions de Bangladais. Des centaines de villages ont été rasés, des dizaines de milliers de maisons en pisé (argile), en bambou ou en paille, aux toits en tôle ou en chaume, ont été détruites, du moins dans les districts qui ont pu être inspectés. Des vagues atteignant cinq mètres se sont abattues sur trois villes côtières, Patuakhali, Barguna, et Jhalakathi, emportant les habitations, détruisant les récoltes et les cheptels. Des centaines de bateaux de pêche, surpris par le cyclone, ne sont pas revenus aux ports, tandis que les violentes rafales ont provoqué des chutes d'arbres et des coupures d'électricité. Quelque 250 000 têtes de bétail et volailles ont été tuées et plus de 31 000 hectares de cultures ont été détruits. De nombreuses zones se trouvent encore sous les eaux, ce qui inquiète les autorités sanitaires et les organisations internationales qui redoutent que la contamination des eaux stagnantes ne débouchent sur des épidémies. Un lourd bilan humainSelon un dernier bilan fourni par la télévision ATN Bangla officiel, plus de 3 000 personnes ont trouvé la mort et des milliers de blessés sont à déplorer dans le passage du cyclone. D'après le Croissant-Rouge bangladais, le cyclone aurait fait entre 5 000 et 10 000 morts. Pour éviter un bilan humain colossal comme en 1970, les autorités avaient fait évacuer 1,5 million de personnes, lesquelles s'étaient réfugiées dans des bâtiments en dur et dans des abris anticycloniques construits sur la côte. Cependant, ce bilan déjà lourd ne tient pas compte des 200 îles qui s'étirent le long des côtes et qui ont été frappées les premières par des vents à 240 km/h. Le ministère de Gestion des catastrophes naturelles du Bangladesh a fait état de 7 millions d'habitants affectés et plus de 770 000 maisons endommagées. Au moins un million et demi de villageois se sont réfugiés dans des abris de fortune fournis par le gouvernement. De plus, le manque de nourriture et d'eau potable met en péril la vie des survivants. Les secours s'organisent difficilementL'armée a été sollicitée pour venir en aide aux populations : hélicoptères, navires et des milliers de soldats participent aux opérations de sauvetage. Cependant, des milliers de personnes attendaient toujours des secours qui peinent à rejoindre les zones touchées par le cyclone en raison des routes coupées. En effet, les secouristes "avancent lentement dans les régions isolées, presque obligés de couper les arbres" en travers des routes dans des districts rayés de la carte, a expliqué Douglas Casson Coutts du Programme alimentaire mondial (PAM). Le soutien international s'organise : - les Etats-Unis ont débloqué une première aide d'urgence de 2,1 millions de dollars (1,43 million d'euros) et envoyé deux navires avec 35 tonnes de matériel selon la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino, une équipe médicale déjà sur place participe aux secours. - L'Europe, l'Allemagne, la Suisse et l'Espagne ont débloqué au total près de trois millions d'euros. La plus grande mangrove du monde touchéeSidr a affecté la plus grande mangrove du monde, les Sunderbans qui couvrent 2600 km2. Inscrite au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1987 et classée depuis 2001 comme réserve de biosphère, cette région abrite une biodiversité exceptionnelle avec des milliers d'espèces d'animaux rares comme le tigre du Bengale, le dauphin gangétique, le crocodile estuarien ou la tortue marine.
Sidr est l'un des cyclones les plus violents qui ont touché le Bangladesh déjà meurtris en 1970 par un ouragan de catégorie 3 qui avait fait 300 000 morts et par un terrible raz-de-marée cyclonique en 1991, qui avait tué 138 000 personnes. NOTRE PLANETE A BESOIN DE NOUS ! SI VOUS LE FAITES PAS POUR, VOUS FAITES LE POUR VOS ENFANTS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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CHICAGO (Source vérifiée)
La montée du niveau des mers due au réchauffement climatique pourrait absorber jusqu'à 40% d'eau potable souterraine de plus que ce qu'on pensait jusqu'à présent, a expliqué vendredi à l'AFP un chercheur en hydrologie, auteur d'une étude à paraître.
La plupart des prédictions actuelles concernant le réchauffement de la planète se concentrent sur la quantité de terres qui seraient immergées par une hausse du niveau des mers.
Mais des chercheurs de l'université d'Etat de l'Ohio (nord des Etats-Unis) ont découvert que dans de nombreuses régions côtières, l'eau de mer risquait de s'infiltrer dans l'eau douce souterraine du plateau continental et la contaminer, même au-delà des côtes.
Selon eux, le degré de contamination dépend de la structure des côtes: les plages de sables permettent en effet plus facilement aux eaux souterraines de se mélanger que les falaises.
"La structure complexe du sol peut accroître le mélange entre eau salée et eau douce" au-delà même de la nouvelle ligne côtière dessinée par la montée des mers, a expliqué au cours d'un entretien téléphonique Motomu Ibaraki, professeur d'hydrologie, qui a mené cette étude pas encore publiée.
"Dans la plupart des études, on considère que si la ligne côtière recule de 100 mètres" sous l'effet de la montée des mers, "alors l'eau douce recule de 100 mètres. Eh bien notre étude montre que (ce recul) est supérieur", selon le chercheur, qui estime que la perte d'eau douce pourrait être jusqu'à 40% plus importante.
M. Ibaraki et l'un de ses étudiants ont créé une simulation informatique pour étudier comment les différentes structures de sol côtier pouvaient affecter le mélange souterrain entre eau douce et eau salée. La prochaine étape sera d'appliquer cette modélisation à des lieux géographiques réels, pour déterminer le risque de perte d'eau douce.
Le Groupe intergouvernemental sur le climat (Giec) de l'ONU prévoit une hausse moyenne du niveau des océans de 14 à 44 centimètres d'ici 2100 en raison du réchauffement climatique.
Etant donné qu'il faut relativement peu d'eau salée pour rendre l'eau potable impropre à la consommation, même une faible élévation du niveau des océans pourrait avoir un effet très important sur les ressources en eau douce, souligne M. Ibaraki.
"La quantité d'eau sur terre est constante, pourtant la quantité d'eau potable diminue", souligne-t-il.
"Seulement 2% de l'eau présente sur terre est potable, et la plus grande partie est emprisonnée dans les glaciers", et de plus "en raison de la demande croissante en eau, les nappes phréatiques diminuent", rappelle-t-il.
L'étude, qui doit être soumise au comité de lecture d'une revue scientifique, intervient à quelques semaines de l'ouverture de la conférence sur le climat de Bali, en Indonésie, du 3 au 14 décembre, qui doit ouvrir les négociations en vue d'un nouvel accord international succédant au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. IL FAUT REAGIR ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a rendu public le 27 novembre son rapport annuel titré "Climat et pauvreté". Le PNUD rappelle dans ce rapport "Climat et pauvreté" que le changement climatique est "peut-être la menace la plus grave qui ait jamais pesé sur l'humanité" et s'alarme, alors que "le monde a moins de dix ans pour inverser la situation", du fait que les pays riches, premiers émetteurs de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, semblent ne pas réaliser l'urgence de la situation. Le PNUD alerte sur la situation des plus pauvres, qui paieront le plus lourd tribut de l'inaction : les 40 % de la population mondiale la plus pauvre, soit environ 2,6 milliards de personnes, seront condamnés à un avenir comportant moins d'opportunités. Le changement climatique accentuera encore les inégalités profondes entre les pays". Le rapport du PNUD ajoute : "On ne peut pas laisser les plus pauvres du monde couler ou nager grâce à leurs seules ressources, tandis que les pays riches protègent leurs citoyens derrière les fortifications anti-climat". Le constat du PNUD rejoint le diagnostic des Verts. L'écologie n'est pas un luxe de riches : les premières victimes seront les plus pauvres. Ne rien faire, c'est laisser s'installer une situation d'apartheid planétaire. Des dizaines de millions de réfugiés climatiques seraient plongés dans le désespoir pendant que les pays riches, les plus consommateurs d'énergie, se protégeront de la misère derrière des barbelés? La conférence mondiale de Bali s'ouvre le 3 décembre pour faire suite au protocole de Kyoto. A tous les niveaux, il est possible d'engager le changement. Dans les régions et les communes, les Verts veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre. Chaque ville, chaque région doit s'engager ! Qui pourra justifier un nouveau périphérique, une nouvelle autoroute, aggravant toujours plus le dérèglement climatique? ET SI ON EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT CONTACTEZ MOI
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 crédit : NASA Alors que les gouvernements se préparent à se retrouver à Bali, Indonésie, pour débattre de l’avenir du Protocol de Kyoto, le Rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient que le monde devrait faire porter toute son attention sur l’incidence des changements climatiques sur le développement, lesquels risquent de causer des revers sans précédent en matière de réduction de la pauvreté, de nutrition, de santé et d’éducation.
Le rapport, intitulé "La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé", brosse un tableau sans complaisance de la menace que représente le réchauffement planétaire. Il fait valoir que le monde se rapproche d’un « point de basculement » qui risque d’entraîner les pays les plus pauvres de la planète et leurs citoyens les plus pauvres dans une spirale infernale, laissant des centaines de millions de personnes confrontées à la malnutrition, au manque d’eau, aux menaces écologiques, et à la perte de leurs moyens de subsistance. "Le changement climatique représente une menace pour l’humanité"De l'avis de Kemal Derviº, Administrateur du PNUD, en dernière analyse, le changement climatique représente une menace pour l’humanité dans son ensemble. Mais ce sont les pauvres, qui ne sont pas responsables de la dette écologique que nous accumulons, qui doivent en supporter immédiatement le coût humain le plus lourd.
Le rapport intervient à un moment clé des négociations visant à parvenir à un accord multilatéral pour l’après 2012 -date à laquelle arrivera à terme la période d’engagement du Protocole de Kyoto. Il demande une approche jumelée qui conjugue mesures d’atténuation strictes pour limiter le réchauffement au 21ème siècle à moins de 2 degrés centigrades, et coopération renforcée pour l’adaptation.
S’agissant des mesures d’atténuation, les auteurs demandent aux pays développés de prendre les devants en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80 pour cent par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2050. Le rapport prône un cocktail de taxation des émissions, de programmes de « cap-and-trade » stricts, la réglementation de l’utilisation de l’énergie, et la coopération internationale pour le financement du transfert des technologies à basse émission de carbone.
En ce qui concerne l’adaptation, le rapport met en garde sur le fait que les inégalités en matière de capacité à s’adapter au changement climatique creusent de plus en plus les inégalités entre et dans les pays. Il demande aux pays riches de placer l’adaptation au changement climatique au cœur des partenariats internationaux pour la réduction de la pauvreté.
Kevin Watkins, l’auteur principal et directeur du Bureau du Rapport mondial sur le développement humain, déclare qu’il s’agit de lancer un appel à l’action, et pas de jouer les Cassandres. Il ajoute qu’en travaillant ensemble avec détermination, nous pouvons gagner la bataille contre le changement climatique. Laisser se fermer cette fenêtre d’opportunité représenterait un échec moral et politique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Pour lui, les discussions de Bali sont une occasion unique de placer les intérêts des pauvres de la planète au cœur des négociations sur le changement climatique. Les menaces identifiées : "le coût potentiel du changement climatique pour l’homme a été sous-estimé"Le rapport contient des données scientifiques qui montrent de quelle manière les pauvres subiront l’impact écologique du changement climatique. Mettant l’accent sur les 2,6 milliards de personnes qui survivent avec moins de $2 par jour, les auteurs avertissent que les forces déchaînées par le réchauffement de la planète risquent de ralentir puis d’inverser les progrès accomplis de génération en génération. Parmi les menaces identifiées dans la lutte contre le changement climatique figurent : - L’effondrement des systèmes agricoles de plus en plus exposés à la sécheresse, à l’augmentation des températures, et à des précipitations plus imprévisibles, entraînant 600 millions de personnes supplémentaires dans la malnutrition. Les zones semi-arides d’Afrique sub-saharienne parmi les plus pauvres du monde risquent d’enregistrer une diminution de 26 pour cent de leur productivité d’ici 2060. - D’ici 2080, 1,8 milliards de personnes supplémentaires pourraient être victimes du stress hydrique, de vastes régions d’Asie du Sud et du nord de la Chine étant confrontées à une crise écologique grave liée au rétrécissement des glaciers et à la modification des précipitations. - Le déplacement de 332 millions de personnes vivant dans les zones côtières et dans les zones de faible élévation du fait des inondations et des tempêtes tropicales. Plus de 70 millions de personnes vivant au Bangladesh, 22 millions au Vietnam, et six millions en Égypte, pourraient être touchées par des inondations dues au réchauffement de la planète. - Les risques sanitaires émergents, avec 400 millions de personnes supplémentaires qui pourraient être exposées au paludisme.
Mettant en lumière les éléments de preuve rassemblés dans le cadre de récents travaux de recherche, les auteurs du Rapport mondial sur le développement humain font valoir que le coût potentiel du changement climatique pour l’homme a été sous-estimé. Ils relèvent que les chocs climatiques tels que les sécheresses, les inondations et les tempêtes, dont la fréquence et l’intensité vont augmenter avec le changement climatique, sont déjà des facteurs de pauvreté et d’inégalité parmi les plus puissants—et le réchauffement planétaire ne fera qu’en exacerber les effets.
Il est dit dans le rapport que pour des millions de personnes ces événements représentent un aller-simple vers la pauvreté et des cycles de handicap de longue durée. En plus de menacer des vies et d’infliger des souffrances, ils réduisent à néant le patrimoine, conduisent à la malnutrition et à la déscolarisation. En Éthiopie, le rapport constate que les enfants exposés à la sécheresse dans leur petite enfance ont 36 pour cent de chances supplémentaires de souffrir de malnutrition—soit 2 millions d’enfants mal nourris supplémentaires.
Le rapport se concentre certes sur les menaces immédiates qui pèsent sur les pauvres du monde, mais il met aussi en garde, affirmant que ne pas s’attaquer au changement climatique pourrait signifier une catastrophe écologique pour les générations futures. Il met en exergue le risque de réduction massive des manteaux glaciaires dans l’Antarctique occidental, de rétrécissement des glaciers, ainsi que de stress sur les écosystèmes marins, autant de menaces systémiques contre l’humanité.
M. Derviº ajoute que des incertitudes persistent bien entendu, mais que face à des risques d’une telle ampleur l’incertitude ne saurait justifier l’inaction. Des mesures d’atténuation ambitieuses sont le seul moyen de nous prémunir contre des risques potentiellement très importants. La lutte contre le changement climatique est notre engagement en faveur du développement humain aujourd’hui et consiste à créer un monde dans lequel nos enfants et leurs petits-enfants pourront vivre dans la sécurité écologique. Éviter les changements climatiques dangereuxLes auteurs du Rapport mondial sur le développement humain demandent aux gouvernements de se fixer un objectif collectif afin d’éviter les changements climatiques dangereux. Ils prônent un seuil de 2 degrés centigrades au dessus des niveaux préindustriels (le niveau actuel se situe à 0,7 degrés centigrade).
S’inspirant d’un nouveau modèle climatologique, le rapport suggère un « budget d’émission du carbone pour le 21ème siècle » afin de ne pas dépasser ce seuil. Le budget estime le niveau total d’émissions de gaz à effet de serre compatible avec cet objectif. Dans le cadre d’un exercice visant à déterminer l’ampleur du défi à relever, le rapport estime que, toutes choses égales par ailleurs, le budget carbone mondial pour le 21ème siècle pourrait expirer dès 2032. Les auteurs avertissent que, au regard des tendances actuelles, le monde risque davantage de dépasser le seuil des 4 degrés centigrade que de rester dans la limite des 2 degrés centigrade.
Le Rapport mondial sur le développement humain aborde certaines des questions parmi les plus critiques auxquelles vont être confrontés les négociateurs à Bali. Tout en reconnaissant la menace que constitue l’augmentation des émissions des grands pays en développement, les auteurs font valoir que les gouvernements du nord doivent opérer une réduction profonde et immédiate des émissions. Ils indiquent que les pays riches portent la responsabilité historique du changement climatique, que leur bilan carbone est bien plus lourd, et qu’ils disposent des capacités financières et technologiques nécessaires pour agir.
M. Watkins ajoute que si les populations des pays en développement avaient généré des émissions de CO2 par habitant au même rythme que les populations d’Amérique du Nord, nous aurions besoin de l’atmosphère de neuf planètes pour faire face aux conséquences.
Sur la base d’un cadre illustratif de la trajectoire d’émissions qui permettrait d’éviter des changements climatiques dangereux, le Rapport mondial sur le développement humain suggère que : - Les pays développés devraient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80 pour cent d’ici 2050 et de 30 pour cent d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990. - Les pays en développement devraient réduire leurs émissions de 20 pour cent d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. Cependant, ces réductions auraient lieu à partir 2020 et elles seraient soutenues à travers la coopération internationale en matière du financement et du transfert des technologies à faible émission de carbone. La plupart des pays développés n'ont pas respecté leurs engagementsÀ partir de ces chiffres, les auteurs constatent que nombre des objectifs fixés par les gouvernements des pays développés restent en-deçà de ce qui est nécessaire. Ils notent également que la plupart des pays développés n’ont pas réussi ne serait-ce qu’à opérer les réductions modestes -en moyenne 5 pour cent par rapport aux niveaux de 1990- convenues au titre du Protocole de Kyoto. Selon le rapport, même lorsque des objectifs ambitieux ont été fixés, rares sont les pays développés qui se sont dotés de politiques énergétiques concrètes pour mettre en conformité leurs actes et les objectifs de sécurité climatique affichés.
Si l’on tient compte des perspectives d’émissions futures, les défis à relever n’en apparaissent que plus grands. Sur la base des tendances actuelles, les émissions de CO2 devraient augmenter de 50 pour cent d’ici 2030—un résultat qui rendrait le changement climatique dangereux inévitable. M. Watkins remarque que le problème est que le système énergétique mondial n’est en compatible avec les systèmes écologiques sur lesquels repose notre planète et ajoute que tout réalignement exigera un changement d’orientation radical de la réglementation, des mesures d’incitation, et de la coopération internationale.
La lutte contre le changement climatique définit les mesures de politique générale nécessaires pour combler le précipice entre les déclarations de sécurité climatologique et les politiques énergétiques menées pour éviter les changements climatiques dangereux. Parmi les plus importantes peuvent être citées : - Le système de « cap-and-trade » ont un rôle à jouer. Relever progressivement les taxes sur le carbone serait un bon moyen de modifier les mécanismes d’incitation destinés aux investisseurs. Il souligne aussi que les taxes sur les émissions de carbone n’impliqueront pas nécessairement une charge fiscale plus élevée car elles pourraient être compensées par des déductions fiscales sur le revenu du travail. - Des normes réglementaires plus strictes. Le rapport demande aux gouvernements d’adopter et de faire appliquer des normes plus strictes sur les émissions des véhicules, des bâtiments et des appareils électriques. - Un soutien pour le développement de l’approvisionnement en énergie à faible émission de carbone. Le rapport met en avant le potentiel inexploité des énergies renouvelables utilisées, et des technologies de pointe telles le captage et le stockage du carbone (CSC). - La coopération internationale pour le financement et le transfert de la technologie. Les auteurs notent que les pays en développement n’adhèreront pas à un accord qui n’offre aucune incitation et menace d’entraîner une augmentation du coût de l’énergie. Le rapport plaide en faveur de la création d’un Fonds d’atténuation des changements climatiques (FACC) pour financer chaque année, à hauteur de $25-50 milliards, les investissements supplémentaires pour les énergies à faible émission de carbone pour permettre la réalisation des objectifs partagés en matière de changement climatique. Se fondant sur des travaux de modélisation économique, le Rapport mondial sur le développement humain avance que le coût de la stabilisation des gaz à effet de serre à des concentrations de 450 parties par million (ppm) pourrait se limiter, en moyenne, à 1,6 pour cent du produit intérieur brut (PIB) mondial d’ici 2030. M. Derviº avertit que si ces coûts sont bien réels, le coût de l’inaction sera beaucoup plus grand encore, que ce soit en termes économiques, sociaux ou humains. Le rapport indique que le coût des mesures qui permettront d’éviter un changement climatique dangereux représente moins de deux tiers des dépenses militaires annuelles actuelles. Efforts d’adaptation négligésTout en insistant sur le rôle clé joué à moyen terme par l’atténuation, La lutte contre le changement climatique conseille de ne pas négliger l’adaptation. Le rapport indique que, même avec des mesures d’atténuation draconiennes, le monde n’échappera pas au réchauffement pendant la première moitié du 21ème siècle. Le rapport précise que l’adaptation est nécessaire pour empêcher que le changement climatique n’entraîne un recul significatif du développement humain – et se prémunir contre le danger bien réel de l’insuffisance des mesures d’atténuation.
Le rapport attire l’attention sur les inégalités extrêmes en termes de capacité d’adaptation. Les pays riches investissent des sommes considérables dans les systèmes de défense contre les changements climatiques, les gouvernements prenant les devant. À l’inverse, dans les pays en développement « les pauvres du monde sont abandonnés à leur sort, avec leurs maigres ressources », écrit Desmond Tutu, Archevêque émérite du Cap dans le rapport, ce qui crée « un monde caractérisé par un "apartheid de l’adaptation" ».
M. Watkins affirme que personne ne souhaite minimiser les réels défis écologiques à long terme que représente le changement climatique pour les pays riches. Mais, ajoute-il, les vulnérabilités à court terme ne sont pas l’apanage de Manhattan et de Londres, mais plutôt des zones du Bangladesh menacées par les crues et des régions d’Afrique sub-saharienne menacées par la sécheresse.
Le Rapport mondial sur le développement humain montre que la coopération internationale en matière d’adaptation a été lente à voir le jour. Selon le rapport, le total des dépenses en adaptation consenties par le biais des mécanismes multilatéraux s’élève à ce jour à $26 millions—environ l’équivalent d’une semaine de dépenses pour les systèmes de défense face aux inondations du Royaume-Uni. D’après les auteurs, les mécanismes actuels offrent un financement modeste et présentent des coûts de transaction élevés. Le rapport prône notamment les réformes suivantes :- Un financement supplémentaire pour les infrastructures contre les changements climatiques et pour la résistance des bâtiments, les gouvernements du nord devant allouer au moins $86 milliards par an d’ici 2015 (environ 0,2 pour cent de son PIB). - Un soutien international accru pour le renforcement de la capacité de surveillance météorologique de l’Afrique sub-saharienne et l’amélioration de l’accès public aux informations météorologiques. - L’intégration de la planification de l’adaptation dans les stratégies de réduction de la pauvreté et des inégalités extrêmes, y compris dans les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté.
La lutte contre le changement climatique conclut qu’une des plus rudes leçons que nous enseigne le changement climatique est que la croissance économique historiquement dépendante de fortes émissions de carbone, et la consommation effrénée des nations riches qui l’a accompagnée, sont écologiquement insoutenables. Mais les auteurs estiment que « si l’on procède aux réformes nécessaires, il n’est pas trop tard pour ramener les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux tolérables, sans pour autant sacrifier la croissance économique : la prospérité croissante et la sécurité climatique ne sont pas des objectifs contradictoires ». REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Selon une étude récente réalisée par une équipe internationale de scientifiques financée par l'UE, les augmentations à venir des niveaux de l'eau des mers et des océans pourraient être deux fois plus élevées que les dernières estimations exposées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
Ces scientifiques britanniques, allemands et américains ont publié un article dans la revue Nature Geoscience. Ils révèlent qu'autrefois, les niveaux des mers augmentaient à raison d'1,6 mètre par siècle. Le financement de l'UE provient du projet STOPFEN («Sea level, temperature and ocean circulation, past and future. A European network», pour «Niveaux des mers, températures et circulation océanique, passé et futur: un réseau européen»), lequel était financé au titre du programme intitulé «Improving human research potential and the socio-economic knowledge base» («Améliorer le potentiel de recherche humaine et la base de connaissances socio-économiques») du cinquième programme-cadre (5e PC).
Le débat concernant l'ampleur des futurs niveaux de l'eau est loin d'être clos, les estimations du GIEC étant, d'après les scientifiques, incorrectes. À l'heure actuelle, le GIEC prévoit une augmentation de 18 à 59 centimètres des niveaux de la mer d'ici la fin du siècle. Néanmoins, le GIEC fait remarquer que les valeurs supérieures des variations ne devraient pas être considérées comme des limites maximales pour les niveaux de l'eau ; en effet, les modèles utilisés ne tiennent pas compte des incertitudes liées aux réactions climatiques ou du cycle de carbone, ou même les effets des variations de la fonte de la calotte glaciaire.
«Les estimations du GIEC concernent principalement l'expansion thermale et la fonte de la glace de surface ; elles omettent de quantifier l'impact de la dynamique des processus de la calotte glaciaire», explique le professeur Eelco Rohling, de l'université de Southampton. «Jusqu'à présent, les données ne permettent pas de limiter suffisamment la vitesse totale de l'augmentation des anciens niveaux de l'eau au-dessus des niveaux actuels.»
Afin d'approfondir nos connaissances concernant les futures variations des niveaux des mers, le professeur Rohling et ses collègues sont retournés en arrière, à une période connue sous le nom de stade isotopique marin 5e, il y a 124 à 119 000 ans. À cette époque, le climat sur Terre était plus chaud de 2 degrés Celsius par rapport aux températures actuelles et la refusion des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique étaient responsables des niveaux élevés des mers (6 mètres de plus qu'à l'heure actuelle). Les chercheurs ont utilisé une nouvelle méthode pour reconstituer les niveaux des mers afin d'étudier la vitesse de l'augmentation des niveaux des mers au cours de cette période. «À cette époque, le Groenland était de 3 à 5 degrés plus chaud qu'actuellement, ce qui correspond au réchauffement prévu dans 50 à 100 ans», explique le professeur Rohling. «Nos analyses montrent que la vitesse à laquelle les niveaux des mers augmentent en raison de la fonte des glaces que subissent le Groenland et l'Antarctique est effectivement très rapide. La vitesse moyenne d'élévation du niveau de la mer de 1,6 mètre par siècle est à peu près deux fois plus élevée que les estimations maximales du quatrième rapport d'évaluation du GIEC. Ainsi, elle constitue la première contrainte potentielle de la dynamique de la calotte glaciaire qui n'était pas comprise dans les valeurs principales du GIEC.» REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Le changement climatique, y compris des événements météorologiques extrêmes tels que les impacts de la fonte des glaces, l'assèchement de grands systèmes forestiers et la hausse du nombre de réfugiés climatiques, risque de dépasser la capacité de gouvernance de nombreux pays. Aujourd'hui, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), créé conjointement par le PNUE et l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), a reçu le prix Nobel de la Paix- un événement qui réaffirme la compréhension croissante du lien entre la lutte contre le changement climatique et la paix. Le rapport suggère quatre "Constellations de conflit causé par le climat". Il s'agit de la dégradation des eaux douces; le déclin de la production alimentaire; l'augmentation des tempêtes et inondations ainsi que les migrations causées par l'environnement.
Toutes les régions du monde sont affectées. Parmi elles, les Caraïbes et le golfe du Mexique où l'augmentation de la fréquence d'ouragans plus intenses pourrait surcharger les capacités économiques et politiques dans la région (surtout en Amérique centrale). Pour la région andine et l’Amazonie, le retrait glaciaire dans les Andes aggravera les problèmes d'eau. L'effondrement de la forêt amazonienne, qui ne peut pas être exclue, modifierait radicalement l'environnement naturel de l'Amérique du Sud, avec d'incalculables conséquences économiques et sociales. REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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MONTREAL (Source vérifiée)
La fonte record des glaces dans l'Arctique en 2007 constitue l'événement météorologique le plus marquant de l'année au Canada, a annoncé jeudi le ministère canadien de l'Environnement.
Chaque année depuis 12 ans, le ministère publie un palmarès des dix phénomènes climatiques ou météorologiques les plus marquants au Canada.
En 2007, la "disparition" des glaces dans l'océan Arctique "a été si frappante qu'elle a rapidement été classée comme l'événement météorologique le plus marquant", a indiqué le ministère dans un communiqué.
En septembre, les glaces ne recouvraient plus que 4 millions de km2 de l'océan Arctique, soit une diminution de 23% par rapport au précédent record de 5,3 millions km2 qui avait été enregistré en 2005, selon le ministère.
La surface de glace qui a fondu correspond en gros à la taille de la province canadienne de l'Ontario ou d'un pays comme l'Afrique du Sud.
"Les Canadiens se souviendront peut-être de 2007 comme de l'année où les changements climatiques ont commencé à se faire sérieusement sentir dans leur pays", a souligné le ministère.
Fait exceptionnel, la navigation a été possible pendant près de cinq semaines en août et septembre dans le passage du Nord-Ouest, route maritime de l'archipel arctique qui permet de passer de l'Atlantique au Pacifique.
Sur les 2.300 km de ce passage, il n'y avait en effet "qu'une vingtaine de kilomètres de glace, au lieu des 400 km observés habituellement", ce qui a permis à près de 100 navires d'emprunter ces eaux, selon le ministère.
"La fonte sans précédent des glaces de l'Arctique" est le résultat direct de "plusieurs années de vents arctiques" dominants, qui ont favorisé le déplacement d'étendues anciennes de glace vers l'Atlantique. Y ont également contribué le "réchauffement annuel cumulatif persistant" observé dans le Nord et de la "transformation radicale" du manteau blanc, qui a fait place à "de sombres eaux marines absorbant la chaleur".
Le ministère note que les deux derniers hivers dans le Grand Nord canadien ont été les "plus chauds jamais observés" et que la région n'a pas connu d'hiver "froid" depuis près de 15 ans.
La réduction de la surface des glaces observée cette année est comparable à celle que certains climatologues entrevoyaient seulement dans une trentaine d'années, ce qui, poursuit le ministère, accroît la possibilité que la glace "fonde encore davantage l'été prochain".
Selon le ministère, il ne fait pas de doute que l'océan Arctique est appelé à ne plus avoir de glace l'été pendant des périodes de plus en plus longues et que le principal facteur en cause est le réchauffement planétaire issu de l'activité humaine.
"Cette étendue de glace a une énorme influence sur le climat planétaire et sa diminution soudaine pourrait avoir des effets durables sur les conditions météorologiques et ce, bien au-delà des limites de l'Arctique", conclut-il. REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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De Michel WALTER, le 27 décembre 2007
Il ne faut pas être très futé pour se douter que la Terre ne parviendra jamais à nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, alors qu’actuellement 800 millions souffrent de malnutrition. Surtout si les terres agricoles de demain servent à la production d’agro-carburants pour remplacer le pétrole manquant !
Alors, nous courons vers le drame ?
Manifestement oui. Et vite. SI NOUS RESTONS INACTIFS, ce sera la catastrophe sur fond de réchauffement climatique, du à nos rejets pestilentiels.
Mis à part quelques rares zones protégées, il ne restera plus de forêts primaires et nous perdrons des milliers d’espèces vivantes, surtout les plus proches de nous comme les singes et les lémuriens, que nous ne verrons plus que dans les zoos.
Quel dommage !
La vie sur Terre deviendra un véritable enfer et nous aurons peut-être envie d’aller voir ailleurs si c’est habitable. Avec l’évolution exponentielle des technologies, ce sera le début de la grande exploration des systèmes stellaires les plus proches ayant donné signe de vie à nos télescopes spatiaux. Puis nous commencerons petit à petit à peupler la Galaxie, voire l’Univers entier. Nous nous multiplierons à l’infini.
Nous rencontrerons fatalement des millions d’autres civilisations, des myriades d’espèces pensantes.
Allons-nous les traiter comme nous traitons ici les animaux ? Allons-nous leur déclarer la guerre ? Les coloniser ? Leur imposer notre mode de vie ? Voler leurs terres ?
Qui sommes-nous ? Pour qui nous prenons-nous ?
Mais il n’est pas trop tard. Nous pouvons encore freiner le véhicule fou.
L’Homme doit valoir la peine… vous ne croyez pas ? REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Les travaux de construction du Channel Tunnel Rail Link (CTRL, le projet de rallongement de la ligne à grande vitesse entre la sortie du Tunnel sous la Manche et Londres), ont permis de découvrir un ancien marécage datant de 55 millions d'années. Ainsi, des chercheurs de l'Université de Bristol, parmi lesquels Richard Pancost du département de génie chimique, ont mis en évidence, dans un article paru dans la revue Nature, le rôle du relargage de méthane par ces marécages dans le réchauffement climatique ayant eu lieu pendant la transition entre le Paléocène et l'Eocène, il y a 55 millions d'années. Cette période correspond à l'épisode de réchauffement climatique le plus rapide jamais enregistré, avec une augmentation de la température de plus de 5°C en quelques milliers d'années.
L'équipe de Richard Pancost s'est intéressée aux hopanoïdes, des substances chimiques sécrétées par des bactéries capables de survivre sur de très longues périodes et présentes dans ce marécage. Ils ont découvert que la composition de ces hopanoïdes changeait fortement au moment de la transition Paléocène-Eocène, notamment le ratio entre deux isotopes du carbone (C29 et C31). Selon ces chercheurs, cette anomalie serait très probablement liée à une forte augmentation de la concentration atmosphérique en méthane. Etant donné que le méthane se dégrade très vite dans l'atmosphère et que cette anomalie se prolonge sur plusieurs milliers d'années, cette augmentation ne résulte vraisemblablement pas du relargage initial de méthane lors de la formation des océans. En fait, selon Richard Pancost, "les substances chimiques découvertes [supposent] un relargage de méthane par le marécage sur une longue période, qui a été causé par une élévation de la température". L'intensité du réchauffement laisse donc à penser que les émissions de méthane en provenance du marécage ont agi en tant que feedback positif sur le mécanisme de changement climatique.
Même si la communauté scientifique s'intéresse depuis déjà quelques années au rôle des marécages et tourbières dans la régulation du cycle du carbone, c'est de la première fois que des chercheurs obtiennent une preuve géologique des interactions entre le cycle du méthane et un épisode de réchauffement du climat. Etant donnée l'énorme quantité de carbone actuellement stockée dans les zones marécageuses à travers le monde, cette découverte devrait amener les différents pays à s'interroger sur le déclanchement possible d'un effet rétroactif du même type dans un futur très proche. En effet, le réchauffement actuel devrait rendre les zones tempérées et polaires beaucoup plus chaudes et humides, ce qui pourrait favoriser la mise en place de conditions de développement bactérien anaérobique dans ces régions, avec pour conséquence une augmentation des émissions de méthane. Cependant, les chercheurs de Bristol restent très prudents sur d'éventuelles extrapolations entre un phénomène ayant eu lieu dans des conditions très différentes il y a plusieurs dizaines de millions d'années, et la situation actuelle. REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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De Jean Bertolino
Bonjour,
Foin d'hypocrisie, c'est un message collectif, évidemment.
A tous, je souhaite une excellente année 2008. Plutôt que de sortir les habituelles fadaises, je vous invite, avec moi, à quelques secondes de silence, juste le temps de penser aux dernières grandes forêts pluviales réduites à une peau de chagrin, au bruit assourdissant des tronçonneuses, aux pleurs des peuples que l'on prive de leurs biotopes, aux affamés qui ne croient plus aux révolutions, aux fanatiques qui profitent de leur désespérances, à la terre qui n'en peut plus de supporter ce qu'on lui fait subir, au paradis que nous allons chercher dans le ciel alors qu'il est là, sous nos pieds, et se meurt tandis que nous glosons sur l'utilité d'une taxe carbone et les biocarburants tout aussi polluants que le pétrole. Stop!
La minute de silence est écoulée. Avez-vous pu entendre "le bruit sourd de notre planète qu'on enchaîne?"
Bonne et heureuse année.
Jean Bertolino REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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 Incendies à San Diego, Californie le 26 octobre 2007 crédit : Andrea Booher - FEMA
L'année 2007 se démarque par une augmentation du nombre d'inondations mais un nombre de victimes bien inférieur à la moyenne. L'Asie fût sans conteste le continent le plus touché par les catastrophes naturelles selon le CRED (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters) dont les données ont été présentées avec le Secrétariat de la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UN/ISDR). L'Asie fortement touchéeHuit des dix pays qui ont connu le plus de victimes en 2007 sont situés en Asie : le cylone Sidr a tué 4 234 personnes au Bengladesh en novembre dernier et plus de 3 000 décès ont été reportés à la suite d'importantes inondations en Inde, en Corée du Nord, en Chine et au Bengladesh. En deuxième position, ce sont les continents américains qui déplorent le plus de morts (12,2 % des victimes), puis l'Afrique (6,5 %) et l'Europe (5,1 %). Malgré ces records en Asie, le nombre de victimes des catastrophes naturelles en 2007 est inférieur à la moyenne annuelle 2000-2006, une période qui a connu au moins cinq catastrophes particulièrement meurtrières et inhabituelles (tsunami, séismes). Ainsi, en 2007, environ 16 517 personnes ont péri dans des catastrophes naturelles dans le monde contre une moyenne annuelle de près de 74 000 entre 2000 et 2006. Malheureusement, le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles continue d'augmenter et les inondation s'imposent comme la principale source de désastre dans le monde. A ce titre, plus de 164 millions de personnes, dont près de la moitié en Chine entre juin et juillet, ont été touchées par les inondations en 2007 sur un total de 197 millions de personnes toutes causes confondues.
"Les tendances actuelles en Asie sont conformes aux prévisions du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). De même, l'ouest de l'Afrique souffre déjà d'inondations plus fréquentes et violentes" indique le Professeur Debarati Guha-Sapir, directeur du CRED. Si l'on s'intéresse au nombre de catastrophes qu'a connu la planète en 2007, 399 désastres ont été enregistrés en 2007, ce qui est proche de la moyenne annuelle 2000-2006 qui est de 394. Les Etats-Unis ont été les plus affectés avec 22 catastrophes répertoriées, viennent ensuite la Chine (20) et l'Inde (18). Parmi ces événements, 206 ont été des inondations, contre 172 en moyenne au cours des années précédentes. Les tempêtes et cyclones ont été le deuxième phénomène le plus fréquent l'an dernier, avec 103 événements, contre 107 en moyenne par an entre 2000 et 2006.
Un coût économique de plus en plus lourd pour les pays industrialisés Un autre point important souligné par le rapport du CRED est l'impact économique des catastrophes sur les pays industrialisés comme le Japon, les Etats-Unis et l'Europe. En effet, en 2006 les catastrophes ont engendré 62,5 milliards de dollars de dégâts, en grande partie à cause de la haute valeur financière des biens et infrastructures touchés dans les pays industrialisés. Rappelons qu'en 2006, la facture avait été de 30 milliards de dollars. Le séisme de Niigata au Japon a coûté environ 12,5 milliards de dollars tandis qu'en Europe, la tempête Kyrill qui a tué "seulement" 47 personnes a généré 10 milliards de dollars de dégâts, dont la moitié pour l'Allemagne. Toujours en Europe, les inondations catastrophiques qui ont touché l'Angleterre en juin et juillet ont coûté 8 milliards de dollars. Enfin, les feux qui ont dévasté une partie de la Californie en octobre ont entraîné plus 2,5 milliards de dollars de pertes directes. "Ces statistiques sont un rappel de ce que nous aurions pu économiser si nous avions investis davantage dans des mesures d'atténuation des risques" note Salvano Briceño de l'UN/ISDR. En effet, en ne prenant en compte que le changement climatique, le coût de l'inaction sera bien plus lourd que celui de l'action comme le soulignait notamment l'économiste Nicolas Stern. Le changement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale jusqu'à 5 500 milliards de dollars. Cela représentera entre 5 et 20% du PIB mondial, voire plus si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales dans les 20 prochaines années. En comparaison, il suffirait de mobiliser 1% du PIB mondial chaque année (soit 275 milliards d'euros), dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, pour éviter les pires conséquences économiques et humaines du changement climatique.
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 La couche de glace du Groenland a fondu à un taux record cette année, le plus important depuis que les mesures satellites ont commencé en 1979, d’après les déclarations d’un spécialiste du climat le 10 décembre 2007.
« La quantité de glace perdue par le Groenland au cours de l’année dernière est équivalente au double du volume de glace alpines » a déclaré Konrad Steffen de l’Université du Colorado à Boulder aux Etats-Unis. La superficie de la zone de glace fondue est 10% plus importante que celle de la dernière année record, l’année 2005, d’après ce qu’ont trouvé les scientifiques.
Un facteur de cette accélération de la fonte de la glace du Groenland est l’augmentation des moulins dans la glace. En glaciologie, un moulin est un puits taillé dans un glacier par les eaux de fonte et/ou de pluie se trouvant en surface et par lequel elles transitent pour atteindre un réseau de galeries intra et sous-glaciaires. Ces galeries atteignent en général le substrat rocheux et les eaux ressurgissent au niveau du front glaciaire.
Un moulin en activité est alimenté par une ou plusieurs bédières, des torrents glaciaires de surface. Lorsque la bédière se tari, le moulin n'est plus alimenté et a tendance à se refermer sous l'action des mouvements de la glace.
Ces grands tunnels dans la glace agissent comme des drains et il semble qu’ils accentuent l'impact du réchauffement climatique sur la couche de glace, a indiqué Konrad Steffen. Ces dernières années, la fonte a en effet commencé plus tôt dans l’année qu’habituellement. ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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C’est devenu un truisme, on brûle la planète par tous les bouts et forcément elle se réchauffe. Faut-il attendre ou faut-il agir ? Les adeptes de la Simplicité Volontaire ont décidé d’agir. Pas par altruisme, mais parce qu’ils pensent que privilégier l’être sur l’avoir, le simple sur le complexe est une manière de vivre mieux et plus sereinement. Quelle est l’ampleur de ce mouvement ? Va-t-il empêcher les glaciers de fondre ?
Jean-Pierre et Nathalie sont de nouveaux adeptes de la simplicité volontaire, la SV. 57 et 54 ans, leurs deux enfants sont maintenant autonomes financièrement. Leur maison est devenue bien trop grande pour eux. JP se dit qu’il a travaillé dur et qu’il pourrait peut être prendre du bon temps. Tant pis pour les annuités perdues et la retraite plus modeste. Ils pourraient vendre la maison et s’installer dans un appartement plus petit et confortable. Ils n’ont pas vraiment besoin d’aller chaque année en vacance dans l’hémisphère sud. Ils peuvent consommer moins... Depuis quelques temps, Nat et JP parcourent les forums* de la SV. Au milieu de tous ces jeunes adeptes écolos et alter mondialistes, JP retrouve des idées enfouies depuis longtemps dans sa mémoire. Le mouvementLes adeptes du mouvement pour la simplicité volontaire se proposent de réduire leur dépendance à l’argent, à la vitesse, à la compétition... pour libérer du temps. La simplicité volontaire est un style de vie choisi pour des raisons très diverses : spiritualité, santé, qualité de vie (moins de stress, temps pour la famille, les amis), convictions politiques, goût personnel... La SV n’est normalement pas un ascétisme impliquant de grands sacrifices. C’est un mouvement qui se veut tolérant : à chacun sa simplicité. La SV n’implique pas, par exemple, l’adhésion à l’idée de décroissance.
Selon ses adeptes, il faut créer un effet débond par opposition à l’effet rebond des économistes libéraux. Exemple : L’achat d’une voiture plus sobre réduit les dépenses en carburant. Si l’économie réalisée permet de réduire son temps de travail. Ceci entraîne une seconde réduction des dépenses en carburant... Son origineL’origine du mouvement peut se trouver chez les philosophes grecs, Socrate, Epicure. On parle aussi de Tolstoï, Thoreau, Gandhi, Ivan Illich, Bergson... On trouve pour la première fois l’expression "simple living" dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi. L’expression « voluntary simplicity » est connue depuis le livre éponyme publié en 1981 par Duane Elgin. Ce courant se développe depuis les années 1980 dans plusieurs pays industrialisés. Il est arrivé en France par le Québec avec des penseurs comme Serge Mongeau, les éditions Écosociété...
Comme toutes les tendances qui nous viennent de l’ouest anglo-saxon, il faut qu’elle s’adapte à nos différences. C’est peut-être ce qui est en train de se passer. PratiquesLes pratiques sont très diverses. Elles vont de simples réduction de son train de vie pour pouvoir profiter du temps libre, avoir plus de loisirs, développer des activités de création artistique ou de à des engagements plus militants et idéalistes comme les SEL, les Systèmes Locaux d’Echange.
Se désencombrer des papiers, des produits d’entretiens, des vêtement qu’on ne porte plus, des livres lus, avoir recours aux transports collectifs, aux piscines, aux bibliothèques...La SV peut amener à une recherche d’autosuffisance, faire soi-même au lieu d’acheter, jardiner, cuisiner, coudre. Aménager sa maison de ses mains et de préférence en favorisant les solutions écologiques... Ressortir les bonnes veilles méthodes soixante-huitardes. Bref souvent des approches simples et pragmatiques plutôt que des grandes déclarations d’intention militantes. Est-ce que ça marche ?Comme Staline questionnait le nombre de divisions du pape, on peut s’interroger sur le nombre de volontaires actifs en face des chaînes de distribution et de toutes les sirènes de la consommation. La période de Noël est un bon exemple du succès toujours vif de tous les excès guidés par une pub omniprésente et bien ciblée.
La critique est facile. On peut par exemple penser que la SV est un mouvement élitiste, un mouvement pour bobos qui abandonnent facilement la résidence secondaire ou le bateau.
Pourtant simple ne veut pas dire facile. Si l’idée est séduisante pour bon nombre d’entre nous, surtout en ces périodes de stress économique, il n’est pas si aisé de couper avec la routine, c’est une lutte de chaque jour. Pas simple non plus de convaincre ses enfants qu’ils doivent dédaigner les produits de marques, ne pas acheter la dernière console, le dernier jeu vidéo... Et comme on ne veut pas les désavantager alors on cède.
Une chose est sûre, même si le Grenelle de l’environnement tient ses promesses, que les députés votent des lois hardies, que d’autres pays nous suivent, ce ne sera peut-être pas suffisant. Un plus d’engagement individuel vers la simplicité ne peut pas nuire. Et il paraît qu’on prend goût à la vie simple, que c’est comme pour la cigarette, après un effort et quelque temps d’arrêt on se demande comment on a pu être pareillement accro. ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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D'après un rapport de l'OCDE, co-rédigé par des experts issus des milieux universitaires et du secteur privé, le changement climatique et l'urbanisation pourraient entraîner un triplement du nombre de personnes exposées à des inondations côtières dans le monde d'ici 2070.
Il ressort de cette étude, intitulée Ranking port cities with high exposure and vulnerability to climate extremes, que 150 millions de personnes environ pourraient être exposées à des inondations côtières centennales d'ici à 2070, contre 40 millions actuellement. L'impact financier passerait quant à lui à 35 000 milliards USD d'ici 2070, au lieu de 3 000 milliards aujourd'hui.
Avant sa visite à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Bali, le Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría avait déclaré que les pays du monde entier devaient agir maintenant pour aborder le défi économique du changement climatique : "Le climat a bel et bien commencé à changer, et une action concertée est indispensable pour en prévenir les conséquences les plus néfastes. Pour les combattre, il existe tout un éventail de moyens économiques envisageables et une volonté politique est indispensable pour les concrétiser."
Les chercheurs ont analysé l'exposition des personnes et des biens et infrastructures à une inondation côtière centennale dans plus de 130 grandes villes portuaires de la planète. Un risque annuel d'inondation côtière de 1/100 est un niveau de risque communément admis dans les évaluations. L'objectif est d'aider les responsables de l'action publique à déterminer les cibles de leurs stratégies d'adaptation aux extrêmes climatiques et à analyser les avantages potentiels des mesures d'atténuation de leurs effets. Elle inaugure une série de rapports de l'OCDE consacrés aux répercussions économiques du changement climatique dans les grandes villes.
Dans leurs estimations de l'impact du changement climatique, les chercheurs se sont fondés sur une élévation moyenne du niveau des océans de 0,5 mètre d'ici à 2070. Cette hypothèse tient compte de la fonte des calottes glaciaires, qui s'est révélée importante ces dernières décennies, et elle correspond à un scénario prévoyant un risque moyen à élevé.
Le rapport indique que les stratégies d'atténuation ralentiront et limiteront les effets aggravants du changement climatique sur le risque d'inondation côtière. Cela laissera aux grandes villes un répit précieux leur permettant de mettre en œuvre des mesures d'adaptation. Les études montrent en effet que la mise en place de protections côtières efficaces peut prendre trente ans ou plus. Il faut que l'adaptation devienne une priorité des pouvoirs publics dès maintenant pour qu'elle puisse faire une différence demain.
Environ la moitié de la population totale exposée à des inondations côtières provoquées par des marées de tempête et aux dommages imputables à des vents violents est concentrée dans seulement dix grandes villes. C'est à Mumbai que le nombre de personnes menacées est le plus élevé. Mais en 2070, la ville la plus vulnérable sera Calcutta, dont la population exposée devrait être multipliée par plus de sept, pour passer à 14 millions de personnes.
Dans les décennies à venir, la croissance et le développement sans précédent des mégapoles d'Asie constitueront un facteur clé dans l'augmentation du risque que représentent les inondations côtières à l'échelle mondiale. En termes de nombre d'habitants exposés, Calcutta est suivie de près par Mumbai, Dhaka, Guangzhou, Ho Chi Minh Ville, Shanghai, Bangkok, Rangoon et Hai Phong. Parmi les dix grandes villes les plus menacées, Miami est la seule qui soit située dans un pays développé.
Les villes exposées aujourd'hui qui possèdent les actifs (biens et infrastructures) les plus importants en valeur se trouvent principalement dans des pays développés. Miami est de ce point de vue la plus menacée actuellement et le restera en 2070, la valeur des actifs exposés y passant de quelque 400 milliards USD à plus de 3 500 milliards USD. En 2070, huit des grandes villes les plus exposées se situeront en Asie. Guangzhou, qui se classe au deuxième rang en termes d'actifs, est suivie de New York, Calcutta, Shanghai, Mumbai, Tianjin, Tokyo, Hong Kong et Bangkok.
Ce rapport, où sont classées les grandes villes du monde les plus exposées à des inondations côtières aujourd'hui et dans le futur, fait partie d'une série que l'OCDE prévoit de publier sur le thème " les grandes villes et le changement climatique ". La deuxième phase du projet consistera à étudier l'efficacité des mesures de protection contre les inondations et la vulnérabilité des principales agglomérations dans le monde. ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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2008-01-28
PARIS (Source vérifiée)
Victimes de parasites, de la pollution par les pesticides, ou du bouleversement de leurs habitats naturels, les abeilles disparaissent par millions, et les apiculteurs sont inquiets malgré un répit l'an dernier.
"On estime qu'autour de 30% des espèces d'abeilles sont en danger en Europe. C'est considérable", commente Bernard Vaissière, chargé de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).
On compte un millier d'espèces différentes d'abeilles en France, dont l'abeille domestique, et 20.000 dans le monde.
Au cours des dernières années, un effondrement des colonies d'abeilles domestiques a été observé en France, en Belgique et aux Etats-Unis, avec des taux de mortalité atteignant 30 à 50% à la sortie de l'hiver contre 5 à 10% en temps normal, précise-t-il.
En France cependant, la mortalité des abeilles est redescendue l'hiver dernier à un niveau proche de la normale, "pour la première fois depuis très longtemps", selon l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) qui représente environ 50% des apiculteurs.
Les avis divergent sur les raisons de ce retour apparent à la normale - simple répit dû à un hiver plus doux ou effet bénéfique de l'interdiction des insecticides Régent et Gaucho?
En France, quatrième pays utilisateur de pesticides au monde, l'utilisation de ces deux insecticides, soupçonnés d'empoisonner les abeilles, a suscité une vive polémique. Leur utilisation a finalement été interdite sur certaines cultures.
Mais en donnant récemment son feu vert à un nouveau pesticide - le Cruiser - le ministère de l'Agriculture a relancé le débat. Les représentants de la filière apicole et les écologistes dénoncent cette décision qui, selon eux, bafoue le principe de précaution.
Certains estiment que l'hiver 2007-2008 ne se présente pas bien: "Les premières observations hivernales de terrain sur l'état sanitaire des ruches en France sont catastrophiques: les mortalités vont de 5 à 90% des ruches" s'alarme Pierre Testu, du Réseau Biodiversité pour les abeilles.
L'Unaf est nettement plus optimiste: "Nous n'avons pour l'instant enregistré aucune déclaration importante de sinistre", précise une porte-parole.
Le déclin des abeilles observé au cours des dernières années pourrait s'expliquer par plusieurs causes, estime Bernard Vaissière.
Il est difficile d'imaginer que les insecticides comme le Régent et le Gaucho n'ont aucun impact", avance-t-il. "C'est clair que les insecticides se retrouvent dans le pollen et le nectar. Je ne vois pas comment on pourrait éviter que les pollinisateurs les consomment", fait-il observer.
Mais la raréfaction des ressources avec le développement des monocultures, et l'apparition de maladies pathogènes parasitaires (Varroa destructor, Nosema ceranae) ou virales (Israeli Acute Paralysis Virus) ont également joué un rôle, ajoute-t-il.
Et les abeilles doivent également compter avec une nouvelle menace: le frelon asiatique (Vespa-velutina), prédateur redoutable arrivé en France en 2005 et qui fait des ravages dans les ruches du Sud-Ouest.
Au delà, certains apiculteurs recommandent le développement de "jachères apicoles" où les abeilles pourraient butiner à loisir leurs fleurs préférées.
"Les abeilles assurent 80% des espèces végétales par pollinisation, soit 35% des ressources alimentaires mondiales. On ne peut pas ne pas en tenir compte", plaide Béatrice Robrolle-Marcy, présidente de Terre d'abeilles.
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Les dommages environnementaux et économiques provoqués par la disparition alarmante des mangroves dans de nombreux de pays devraient être au centre des préoccupations, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui réclame de meilleurs programmes de protection et de gestion de ces formations végétales.
Le monde a perdu environ 3,6 millions d'hectares de mangroves depuis 1980, soit une perte effrayante de 20 % de la superficie totale des mangroves, selon l'étude récente d'évaluation des mangroves de la FAO intitulée "Les mangroves du monde 1980-2005". La superficie totale des mangroves est passée de 18,8 millions d'hectares en 1980 à 15,2 millions en 2005, selon le rapport. Il y a cependant eu un ralentissement du taux de déforestation des mangroves qui est passé d'environ 187 000 ha détruits par an dans les années 1980 à 102 000 ha par an entre 2000 et 2005, reflétant une plus grande conscience de la valeur des écosystèmes de mangroves.
"Les mangroves sont d'importantes formations végétales qui recouvrent des terres humides et marécageuses. La plupart des pays ont maintenant interdit la conversion des mangroves pour l'aquaculture et évaluent l'impact sur l'environnement avant d'utiliser ces zones de mangroves à d'autres fins", selon Wulf Killmann, expert forestier de la FAO qui s'exprimait à quelques jours de la Journée mondiale des zones humides. "Cela a conduit à une meilleure protection et gestion des mangroves dans certains pays. Mais globalement, la disparition de ces forêts côtières demeure alarmante. Leur taux de disparition est sensiblement plus élevé que celui de n'importe quels autres types de forêts", ajoute M. Killman.
"Si le déboisement des mangroves se poursuit, il peut provoquer des pertes considérables de biodiversité et de moyens d'existence, en plus de l'intrusion du sel dans les zones côtières et de l'envasement des récifs coralliens, des ports et des couloirs de navigation. Le tourisme souffrirait également. Les pays doivent s'engager dans une préservation plus efficace et une gestion durable des mangroves et des autres écosystèmes humides à travers le monde." Les pertes continuentL'Asie a enregistré la plus importante disparition de mangroves depuis 1980, avec plus de 1,9 million d’hectares détruits, principalement en raison des changements d'utilisation de la terre.
Au cours des 25 dernières années, l'Amérique du Nord et centrale mais aussi l'Afrique ont également contribué de manière significative à la diminution des superficies de mangroves, avec des pertes respectives d'environ 690 000 et 510 000 ha.
Au niveau des pays, l'Indonésie, le Mexique, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Panama ont enregistré les plus grandes pertes de mangroves durant les années 1980. Au total, environ un million d’hectares ont été perdus dans ces cinq pays - une superficie comparable à la Jamaïque.
Dans les années 1990, le Pakistan et le Panama ont réussi à réduire leur taux de destruction des mangroves. Inversement, le Viet Nam, la Malaisie et Madagascar ont souffert de déboisements accrus et sont entrés dans les cinq principaux pays avec des pertes importantes de superficies dans les années 1990 et la période 2000-2005.
Comme causes principales de la destruction des mangroves, la FAO a cité la pression démographique élevée, la conversion à grande échelle des zones de mangroves pour la pisciculture, l’élevage des crevettes, l'agriculture, les infrastructures et le tourisme, aussi bien que la pollution et les catastrophes naturelles. Mieux protéger"Sur une note positive, un certain nombre de pays ont enregistré, avec le temps, une augmentation des superficies de mangroves, y compris le Bangladesh", indique Mette Wilkie, experte en foresterie à la FAO. "Une partie de la plus grande superficie de mangroves dans le monde, la réserve forestière de Sundarbans au Bangladesh, est bien protégée, et aucun changement majeur dans toute l'étendue de cette zone ne s'est produit pendant les dernières décennies, bien que quelques pertes de mangroves aient été rapportées après le récent cyclone de 2007. En Equateur, l'abandon des bassins et des structures pour la production de sel et de crevettes a permis la reconstitution de divers sites de mangroves", précise Mme Wilkie. Des écosystèmes importantsLes mangroves sont des forêts à feuilles persistantes et tolérantes au sel, qui se situent le long des littoraux, des lagunes, des fleuves ou des deltas dans 124 régions et pays tropicaux et subtropicaux, protégeant les zones côtières contre l'érosion, les cyclones et le vent.
Ce sont des écosystèmes importants fournissant du bois, de la nourriture, du fourrage, des plantes médicinales et du miel. Elles sont également des habitats pour nombre d'animaux comme les crocodiles, les serpents, les tigres, les cerfs, les loutres, les dauphins et des oiseaux. Un large éventail de poissons, de mollusques et de crustacés dépend également de ces forêts côtières et les mangroves contribuent à la protection des récifs coralliens contre l'envasement résultant de l'érosion des terres.
L'Indonésie, l'Australie, le Brésil, le Nigéria et le Mexique comptent ensemble pour environ 50 % de la superficie mondiale des mangroves. NOUS AUSSI ON PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Selon Sara De Weerdt, auteur de l'article "War and the Environment" (La guerre et l'environnement) paru dans l'édition de Janvier/Février 2008 du magazine World Watch, la tactique militaire moderne, telle que vécue durant la guerre américaine au Vietnam, les guerres au Rwanda et au Congo, ainsi que la présente guerre en Irak, a considérablement augmenté notre capacité à détruire le paysage naturel et à produire des effets environnementaux dommageables pour notre planète. La destruction du paysage naturel en temps de guerre n'est pas nouvelle, mais l'ampleur de la destruction apportée par les récents conflits est sans précédents.
De Weerdt affirme que "d'un côté, il y a la puissance de la technologie des armes actuelles, particulièrement la dominance du déploiement rapide (shock-and-awe) par les superpuissances modernes. De l'autre, la participation, dans de nombreuses guerres récentes, de groupes de guérillero qui trouvent refuge dans des écosystèmes naturels." La destruction délibérée de l'environnement comme stratégie militaire, connue sous le nom d'écocide, fut démontrée par la réponse des États-Unis à la guérilla au Vietnam. Dans leur mobilisation à écraser les guérilleros communistes Viet Cong, dans le delta du Mekong, les militaires américains ont pulvérisé 79 millions de litres de d'herbicides et de défoliants (incluant l'agent Orange) sur près d'un septième du Vietnam méridional. Quelques estimations notent que la moitié des mangroves et 14 pour cent des forêts du Vietnam méridional auraient été détruits lors de cette opération (Opération Trail Dust), menaçant la biodiversité et altérant sévèrement la végétation.
Moins délibérés, mais toujours dévastateurs, sont les effets sur l'environnement provenant du déplacement massif des réfugiés au cours du génocide rwandais en 1994. Près de 2 millions de Hutus se sont sauvés du Rwanda pendant quelques semaines jusqu'aux camps de réfugiés en Tanzanie et en République démocratique du Congo, générant le mouvement de population le plus massif de l'histoire. Environ 720 000 réfugiés se sont regroupés dans des camps sur les flancs du parc national de Virunga, le premier site "patrimoine de l'humanité des Nations Unies" déclaré en danger à cause dela guerre. Les réfugiés ont défriché environ 35 kilomètres carrés de forêt pour du bois de chauffage et des abris. Les forêts denses ont également souffert en raison de larges chemins tracés par les rwandais et les armées congolaises voyageant dans le parc afin de réduire la menace d'embuscades par les groupes de rebelles.
Les effets écologiques à long terme de la guerre en Irak restent à évaluer. Si on prend l'exemple de la guerre du Golfe, les scientifiques soulignent les dommages causés au désert, particulièrement envers la mince couche des micro-organismes qui forme une croûte sur le terrain végétal, le protégeant de l'érosion. L'analyse du secteur affecté par la guerre du Golfe a déjà montré une augmentation des tempêtes de sable et de la formation de dunes dans la région. Une étude suggère que le désert pourrait prendre des milliers d'années à récupérer entièrement suite aux manoeuvres des véhicules lourds. De plus, nous ne pouvons oublier la politique de la "terre brûlée" menée par les troupes irakiennes en se retirant du Koweit : les puits de pétrole furent systématiquement incendiés. Un milliard de barils de pétrole (l'équivalent de plus de deux mois de consommation actuelle de pétrole pour les Etats-Unis) partirent en fumée contribuant à l'effet de serre mais aussi à une pollution locale considérable. De plus, entre 700 000 et 900 000 tonnes d'hydrocarbures se déversent en mer à cause des sabotages de l'armée irakienne, ce qui constitue encore la plus grande marée noire de l'histoire humaine... Le récent conflit au Liban est un témoignage plus récent des dommages sur l'environnement qui peuvent être causés par la guerre. Rappelons qu'en juillet 2006, les bombardements israéliens avaient provoqué le déversement de 10 000 à 15 000 tonnes de fuel dans la Méditerranée. Il s'agit du désastre écologique le plus grave jamais connu par le Liban.
'"La guerre est susceptible d'avoir des effets plus graves et durables sur les secteurs protégés qui comptent des espèces en voie d'extinction, ainsi que les écosystèmes lents à récupérer. Même dans les environnements les plus fragiles, la relation entre la nature et l'humanité peut nous surprendre, écrit DeWeerdt. "mais en regardant dans une direction différente nous sommes susceptibles de voir les cicatrices durables de la guerre." ON PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Un réchauffement de seulement quelques dixièmes de degrés de la surface de la mer constitue une sérieuse menace pour le manchot royal. C'est ce que révèle une étude inédite effectuée par l'équipe d'Yvon Le Maho, directeur de recherche CNRS à l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS / Université de Strasbourg 1) et membre de l'Académie des sciences. Au moyen d'un dispositif sans équivalent de par le monde, les chercheurs ont, neuf années durant, suivi individuellement plus de 450 manchots royaux dans leur milieu naturel, au sein de l'Archipel de Crozet. Menée dans le cadre des programmes soutenus par l'Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV), en collaboration avec des scientifiques du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive(1), de la station biologique de la Tour du Valat, du Muséum national d'histoire naturelle de Paris et de l'Université d'Oslo, ces travaux sont publiés le 11 février dans la revue PNAS. Premiers chercheurs à suivre électroniquement des animaux dans leur milieu naturelPour suivre individuellement les manchots, on a longtemps utilisé une bague comportant un numéro, bague qui était fixée à l'un de leurs ailerons. Mais cette bague constitue un obstacle à la propulsion de l'animal dans l'eau. Et l'équipe "Écologie fonctionnelle", dirigée par Yvon Le Maho à l'IPHC(2) a révélé que les manchots royaux bagués réduisent de moitié leur chance de se reproduire avec succès. À ce phénomène s'ajoute une diminution de leur espérance de vie. En découlent des résultats qui peuvent être biaisés. C'est pourquoi l'équipe de l'IPHC a mis au point un dispositif innovant permettant de suivre les manchots royaux sur le long terme, et, c'est une première, sans modification de leur environnement. Il s'agit d'une méthode de suivi électronique individuel. Initiée il y a 9 ans, cette étude a porté sur une population de plus de 450 manchots royaux à qui une étiquette électronique de 0,8 g a été implantée sous la peau. Les oiseaux ainsi "marqués" sont alors identifiés grâce à des antennes enterrées le long des "autoroutes à manchots"(3). Ces recherches ont été menées sur l'île de la Possession située dans l’Archipel de Crozet. Là, se reproduisent en effet les 2/3 de l’effectif mondial des manchots royaux (soit 2 millions d’oiseaux). Les résultats obtenus sont donc représentatifs pour l’espèce. Pourquoi s’intéresser aux manchots royaux ?Prévoir l’impact du changement climatique sur la biodiversité constitue un enjeu majeur. Or, ses effets sur la productivité marine de l’océan Austral demeurent encore mal connus. Il est, en outre, très difficile de déterminer l’effet du climat sur les chaînes alimentaires marines. Principal atout des oiseaux de mer : en tant que prédateurs, ils se situent au sommet de ces chaînes. Par conséquent, la dynamique de leurs populations est le reflet de l’évolution des ressources marines. De plus, les manchots ne volant pas, ils peuvent être identifiés en grand nombre et bien localisés sur leurs voies de passage. Enfin, seuls les manchots royaux effectuent, hiver comme été, des allers et retours entre leur colonie de reproduction et la mer, où ils s'alimentent et trouvent de la nourriture pour leur progéniture(4). Durant l'été, les manchots s'approvisionnent, entre 300 et 600 km au large de leur colonie, la distance de ravitaillement étant directement liée au réchauffement de l'océan(5) : plus l'eau de surface est chaude, moins le poisson est abondant à proximité de Crozet et plus les manchots vont loin. L'hiver, lorsque les ressources marines sont maigres, ces prédateurs vont se sustenter à près de 2 000 km de la colonie, en bordure des glaces de mer qui se forment au large de l'Antarctique. Un effet direct sur le succès de reproduction et la survie des manchotsPremière observation, un réchauffement de la température de surface de la mer à proximité de Crozet, entraîne, en été, une diminution immédiate du succès reproducteur des oiseaux. Un phénomène inquiétant qui s'explique notamment par le fait qu'une température élevée défavorise le développement des organismes marins. En effet, ces derniers ne peuvent prospérer que sur une gamme de températures très réduite. Les manchots royaux ayant moins de nourriture à ramener au poussin, ce dernier a moins de chance de vivre. Second constat, cette fois en hiver, l'augmentation de seulement 0,26°C de la température de surface de la mer, au niveau de la limite de la glace de mer, se traduit deux ans plus tard, par une baisse de 9% de la probabilité de survie des manchots. En cause là aussi, la raréfaction des ressources marines, très probablement du krill qui est à la base des chaînes alimentaires antarctiques, dont dépendent les manchots royaux.
Sachant que le GIEC(6) prévoit une hausse moyenne des températures d’environ 0,2°C par décennie, pour les deux prochaines décennies, le réchauffement de l’océan Austral constitue une importante menace pour le manchot royal. Survivront-ils ? S'adapteront-ils aux changements climatiques à venir ? ON PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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