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 Trop gourmands en terres cultivables pour un bénéfice écologique limité : un rapport de l'OCDE met les biocarburants en accusation.L'étude pointe également les dangers de prévisibles extensions de cultures au détriment des milieux naturels.
- le 12/09/2007
Souvent présentés, sinon comme la panacée, du moins comme une solution viable en matière "d'énergie verte", les biocarburants ne sont peut-être pas si bons que ça pour l'environnement... Ils risquent même de porter atteinte à la biodiversité, et ne seront pas rentables sans de nouvelles politiques gouvernementales, estime l'OCDE dans un rapport publié mardi.
Ce document, intitulé "Biocarburants : les remèdes sont-ils pires que la maladie?", devait être présenté lors d'une table-ronde sur le développement durable organisée mardi et mercredi à Paris par l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. Dans ce rapport, l'OCDE estime que "la poussée actuelle en faveur du développement des biocarburants crée des tensions intenables qui bouleverseront les marchés sans générer des bénéfices environnementaux significatifs". En particulier, la surface "importante" de terres cultivables que la production de biocarburants requiert "met sous pression les prix de l'alimentation et de l'eau", et ce pour des bénéfices "très limités".
Les écosystèmes naturels en danger ?
L'OCDE estime que les biocarburants permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre au mieux de 3%. Elle juge en particulier que leur développement fait peser d'importants risques sur l'environnement : "aussi longtemps que les valeurs environnementales ne seront pas intégrées par les marchés, il existera des incitations puissantes au remplacement des écosystèmes naturels (forêts, marécages, pâturages) par des cultures bioénergétiques".
Enfin, évoquant leur rentabilité, l'organisation estime que ces carburants ne peuvent être compétitifs face à un pétrole à 70 dollars le baril "sans un large soutien des gouvernements". Ceux-ci devraient restreindre leurs subventions au secteur au profit de politiques telles que la taxation des émissions de dioxyde de carbone, qui inciteraient au développement de technologies "plus efficientes", prône l'OCDE. Priorité devrait aussi être donnée à la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, et à la question de la certification, à inscrire "de façon urgente à l'agenda" de l'Organisation mondiale du Commerce. NOTRE SOLUTION EST PLUS SIMPLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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 Le bilan écologique des agrocarburants est plutôt mitigé. En effet, l'utilisation de ceux-ci ne permettrait pas forcément de limiter les émissions de gaz à effet de serre, selon les chercheurs.
L'usage des agrocarburants ne permettra pas systématiquement de limiter les émissions de gaz à effet de serre, et il serait plus efficace de conserver les milieux naturels en bon état : telle est la conclusion d'une étude parue dans la revue Science, récemment, et cosignée par Renton Righelato, du World Land Trust, une organisation de conservation des écosystèmes, et Dominick Spracklen, de l'université de Leeds (Grande-Bretagne). Le bilan écologique des agrocarburants est souvent critiqué sur la base de la comparaison entre l'énergie dépensée pour les produire et celle qu'ils fournissent. Le solde est généralement assez médiocre, voire négatif. Le bilan écologique des agrocarburants est souvent critiqué sur la base de la comparaison entre l'énergie dépensée pour les produire et celle qu'ils fournissent. Le solde est généralement assez médiocre, voire négatif. Mais la démarche de Renton Righelato et de Dominick Spracklen est plus originale : ils ont cherché à comparer les émissions de gaz carbonique économisées par les cultures d'agrocarburants et celles évitées par d'autres usages du sol. En collationnant nombre d'études, ils ont confronté les bilans des usages du sol : canne à sucre, blé, maïs ou betterave destinés à la production d'éthanol ou de diesel, conversion de forêts tropicales en cultures, conversion de cultures en forêts. Conserver les forêts Par exemple, la culture du blé pour faire de l'éthanol permet d'éviter, par la substitution au pétrole, entre 0,2 et 0,6 tonne de gaz carbonique par hectare et par an. Mais la conversion, aux Etats-Unis, de cultures en forêts de pins permet (par la croissance des arbres) d'économiser 3,2 tonnes de gaz carbonique par hectare et par an. Mieux vaudrait donc faire pousser des arbres que cultiver des céréales destinées à faire rouler des automobiles. La canne à sucre a le meilleur rendement des agrocarburants existants : près de 2 t/ha d'émissions évitées. Mais c'est beaucoup moins que ce que permettrait d'économiser la transformation de cultures en forêt tropicale (entre 4 et 8 t/ha), et désastreux si la canne à sucre se développe par la déforestation (qui "coûte" près de 200 t/ha par an d'émissions). Au total, constatent les chercheurs, si les responsables politiques veulent privilégier le bilan écologique, "ils seraient mieux avisés de se concentrer sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des combustibles fossiles, de conserver les forêts et les savanes, et de restaurer les forêts naturelles et les prairies sur celles des terres qui ne sont pas nécessaires pour l'alimentation".Cette démarche présenterait de surcroît des avantages en matière de biodiversité et de santé des écosystèmes. Hervé KEMPF NOUS AVONS UNE AUTRE SOLUTION ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ-MOI ICI http://economie-de-carburant.tad-travail-a-domicile.com/
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Mais c’est une imposture ! Il faut la dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.
Au secours ! On veut nous faire avaler une couleuvre ! On cherche à nous faire croire que le « pétrole vert » est bio. Ainsi parle-t-on de « biocarburant » Et bien non seulement il ne l’est pas, vu l’utilisation outrancière de pesticides qu’il nécessite, mais en plus il vole le bol alimentaire des plus pauvres et fait même une hécatombe en rasant les dernières forêts tropicales.
On nous fait croire que les « biocarburants » sont écologiques, mais rien n’est plus faux. En France, le gouvernement prévoit d’introduire un plus grand pourcentage d’huile de colza et de tournesol dans le carburant noir. De plus, 500 pompes de bioéthanol E85 doivent être implantées dans l’hexagone d’ici la fin 2007.
L'E85 n’est pas un carburant 100 % agricole, puisque composé de 85 % d'éthanol (un alcool qu'on produit à partir de betteraves ou de céréales) avec 15 %d'essence, mais déjà très satisfaisant, et pompeusement surnommé Bio-Ethanol. La consommation d'E85 réduit en effet les émissions de CO2 de 70 %. Ce nouveau carburant est réservé aux véhicules dont la carburation est prévue à cet effet. Des modèles à double carburation, dit « flexibles », devraient être commercialisés sous peu en France.
Les cultures agricoles nationales destinées à nos voitures ne suffiront bien sûr jamais à remplacer le pétrole. Sinon que mangerions-nous ? Nous devrons donc importer ce carburant dit « vert », par exemple du Brésil qui défriche à tout va sa forêt primaire pour satisfaire la demande mondiale grandissante. De même Sumatra et Bornéo, derniers îlots de nature vierge, sont en train de se transformer en cultures intensives de palmiers dont l’huile peut être utiliser comme carburant.
De la folie ! Bonjour le « biocarburant » ! Dévaste tout, fait le vide autour de lui… Pauvre petite Terre, tu as déjà du mal à nourrir correctement 6,5 milliards d’habitants, alors comment feras-tu pour alimenter nos centaines de millions de voitures ? Surtout que, lorsqu’il n’y aura plus de pétrole, en 2050, on nous annonce également 9 milliards de bouches à nourrir. Michel Walter, pour Terre sacrée, le 30 octobre 2006.
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« On se précipite vers les agro-carburants, sans comprendre les implications. Du point de vue du changement climatique, c’est une erreur d’utiliser des agro-carburants. »
Voilà la conclusion nette et sans bavure de Renton Righelato, qui, en compagnie de Dominick Spracklen de l’université de Leeds (Grande-Bretagne) vient de publier les résultats d’une étude sur les effets mondiaux d’une conversion vers les agro-carburants (Revue Science - accès payant).
Ils ont calculé que, pour l’Europe, l’objectif d’incorporation de 10% d’agro-carburants supposerait de consacrer 40% des terres agricoles à leur production.
Nul doute, estiment-ils, que le bébé sera repassé aux pays du tiers monde où s’accentuera la déforestation pour ce faire. « Le Brésil, le Paraguay, l’Indonésie, entre autres, ont des programmes de déforestation considérables en vue d’alimenter le marché mondial d’agro-carburants, » expliquent les auteurs.
Des forêts seront donc abattues pour faire place à des champs de maïs ou de cannes à sucre. « Quand vous faites cela, vous relâcher immédiatement entre 100 et 200 tonnes de CO² [par hectare], » explique Renton Righelato.
Bien sûr, ces plantes absorberont, à leur tour, du gaz carbonique. Les chercheurs ont donc voulu établir quand le bilan deviendrait positif. La réponse est : entre 50 et 100 ans. « Nous ne pouvons pas nous offrir cela, en termes de changement climatique, » estime Righelato.
Les chercheurs ont aussi comparé combien de carbone serait stocké en replantant des forêts et combien serait économisé en produisant des agro-carburants. Réponse entre deux et neuf fois plus pour la reforestation (sur une période de trente ans).
La conclusion des auteurs est sans ambiguité : laisser tomber les agro-carburants ; accroître l’efficacité des carburants fossiles ; développer résolument les alternatives sans carbone (énergies renouvelables). REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Séduisants parce qu’ils ne participent guère à l’effet de serre, les agro-carburants sont-ils pour autant une si bonne solution ?
Avec l’augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience du fait qu’il s’agit d’une ressource limitée et non-renouvelable, les carburants produits à partir de plantes sont brusquement devenus à la mode (avec quelques nuances toutefois, comme nous l’avons déjà indiqué).
Et, par un joli renversement linguistique, l’usage du terme "biocarburant" s’est répandu à grande vitesse, alors même qu’il s’agit de produire du carburant de manière on ne peut plus extensive et dévoreuse ... d’énergie.
Dans un intéressant article publié le 24 mars 2007 sur le sujet, Dominique Guillet explique ainsi : « Voyez avec nous le désastre. L’ usine de Goldfield transforme tous les ans 450 000 tonnes de maïs (pour produire 190 millions de litres d’éthanol) mais, pour ce faire, elle brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent par camion de bien loin) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l’atmosphère. (...) Tentons d’esquisser un bilan (provisoire) de la centrale de Goldfield dans l’Iowa. Pour produire 1 litre d’éthanol, il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon et utiliser 4 litres d’eau. »
Dominique Guillet s’alarme de la tendance a appauvrir les sols et à espérer compenser par toujours plus d’intrants. « L’affaire est simple : toute biomasse qui est brûlée pour produire de l’éthanol pour les riches est de la biomasse qui ne retourne pas à la terre. Dans un milieu tempéré, il faut 500 ans à l’écosystème pour recréer 2,5 cm de sol, » rappelle-t-il, prédisant, avec Pierre Rabhi, un « tsunami alimentaire » quotidien si l’on va plus avant dans développement massif de la culture des agro-carburants.
On trouve comme un faible écho de ces terribles inquiétudes, dans la consultation lancée par la commission européenne et intitulée « la question des agro-carburants dans la nouvelle législation promouvant les énergies renouvelables ».
Le 10 janvier 2007, en effet, la commission européenne fixait l’objectif que 20% de l’énergie consommée dans chaque pays de l’Union soit d’origine renouvelable. Plus particulièrement pour les carburants, elle posait une contrainte d’utilisation d’au moins 10 % d’agro-carburants, accompagnant toutefois cet objectif de la définition d’un schéma de durabilité (sustainability scheme).
C’est sur ce dernier aspect que les européens sont invités à donner leur opinion via cette consultation, ouverte jusqu’au 4 juin 2007 et qui s’adresse aux autorités publiques, entreprises, organisations non gouvernementales et aux autres parties intéressées, qui sont invitées à répondre à quatre questions : - comment concevoir un système de viabilité à long terme des biocarburants ? - comment surveiller l’incidence globale des biocarburants sur l’utilisation des terres ? - comment encourager l’utilisation des biocarburants de deuxième génération ? - quelles sont les autres mesures nécessaires pour parvenir à une part de biocarburants de 10 % ?
Le document de consultation (.pdf de 53 Ko) n’est publié qu’en anglais, mais les réponses peuvent être rédigées dans n’importe quelle langue de l’Union. Elles doivent être envoyées à TREN-BIOFUELS-CONSULTATION@ec.europa.eu
Les quatre questions sont tournées de telle manière qu’elles tracent comme horizon incontournable le maintien ou l’augmentation de la consommation de carburant ... mais on n’est pas obligé de tomber dans le panneau.REAGISSONS ENSSEMBLE ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Un rapport publié, la semaine dernière, par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que les biocarburants auraient en fait des impacts plus importants sur l'environnement que le problème auquel il tente de répondre. Les biocarburants, souvent perçus comme la solution ultime aux problèmes de dépendance énergétique, une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs et une aide précieuse dans le combat contre les gaz à effet de serre, pourraient en fait être extrêmement nocifs pour l'environnement et créer une augmentation significative des prix des aliments. Le rapport arrive un an après la sortie publique contre l'éthanol de l'un des plus grands botanistes de la planète, Peter Crane, alors directeur du Jardin botanique britanique.
«La poussée actuelle pour le développement des biocarburants crée des tensions non-durables qui vont déstabiliser les marchés sans pour autant créer de bénéfices significatifs pour l'environnement», affirme le rapport cité par l'agence de presse Reuter.
«Lorsque l'acidification, l'utilisation de fertilisant, la perte de biodiversité et la toxicité des pesticides agricoles sont pris en considération, l'impact environnemental global de l'éthanol et du biodiesel peut très facilement dépassé ceux du pétrole et du diesel minéral», poursuit le rapport.
L'OCDE en appelle donc aux gouvernements pour qu'ils coupent leurs subventions à ce secteur et propose d'encourager plutôt la recherche dans des technologies qui éviteraient de faire compétition à l'usage des terres pour la production alimentaire.
Les incitatifs pour encourager la production de biocarburants tels que les réductions de taxe mises en place dans plusieurs régions - dont l'Union Européenne et les États-Unis - pourraient en fait cacher d'autres objectifs que les impératifs environnementaux.
Toujours selon Reuters, le rapport affirme que «les politiques encourageant la production de biocarburants apparaissent comme une manière facile de protéger l'agriculture domestique des contrecoups des négociations sur la libéralisation des marchés agricoles».
Le rapport encourage plutôt l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement qui possèdent des systèmes écologiques et climatiques plus adaptés à la production de biomasse. Il encourage enfin la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des transports mécaniques nécessitant du pétrole.
Rappelons également qu'une étude dirigée par Mark Jacobson, un professeur de génie civil et environnemental de l'Université Stanford, publiée en avril dans la revue Environmental Science and Technology, affirmait que l'impact de l'éthanol sur la qualité de l'air et le smog est équivalent, sinon légèrement pire, que celui du pétrole .
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Ricardo Codina
LA VIE RURALE – 18 Avril 2007, Opinion du citadin
L'avenir du transport est incertain. Pour combattre les émissions de gaz à effet de serre, beaucoup se tournent vers les biocarburants à base de végétaux comme le maïs. La solution serait pourtant l'électricité et l'hydrogène car rien ne prouve que les biocarburants sont meilleurs que le pétrole en termes de GES. De plus en plus de doutes sont émis par la communauté scientifique à cet effet. Même les producteurs de biocarburants émettent des réserves dans le cadre du Biofuel Summit http://www.biofuelsummit.info/en/index.html.
Ce sommet est celui des producteurs d'huiles végétales, réunis à Madrid en Espagne ce mardi 17 avril 2007. Ces derniers estiment que la généralisation des biocarburants pour remplacer le pétrole n'est pas une solution adéquate pour l'avenir de la planète. Venant de la part des producteurs d'huiles, c'est étonnant, c'est comme si les grandes pétrolières affirmaient que l'avenir n'est pas dans l'essence et le pétrole. Un communiqué diffusé à l'occasion du colloque des producteurs d'huiles végétales par deux ONG affirme : «La fabrication et la consommation de soi-disant+biocarburants+ font peser des menaces sur la conservation des forêts tropicales, sur le climat et sur la sécurité alimentaire». Ça ressemble à une biocatastrophe en devenir.
L'usage de plus en plus répandu du biocarburant a déjà provoqué une crise du maïs au Mexique en 2006 et ce n'est que le début. Les monocultures intensives vont s'accroître dans les zones les plus fragiles de la planète. Au sud, dans les pays pauvres. Pendant que les populations là-bas vont mourir de faim, le maïs va pousser à plein champs juste à côté pour faire rouler nos véhicules sans que ce soit mieux pour l'environnement. Ce biocarburant devant être ensuite transporté dans les pays riches qui vont brûler le tout. En termes de GES, il n'y a qu'une impression de bonne conscience et une dépendance moins forte aux combustibles fossiles. Sinon, aucun intérêt. Via Campesina et Ecologistas en Accion font des mises en garde dans le même sens lors du colloque des producteurs d'huiles végétales. Selon eux, l'huile végétale et le bioethanol en remplacement du pétrole représente une grave menace pour la planète. Rien de moins. De nombreuses terres agricoles sont désormais sollicitées pour les cultures énergétiques. Les exemples les plus probants : huile de palme, soja, colza et cela au détriment de la culture servant à l'alimentation humaine. La sécurité alimentaire des pays pauvres est en jeux.
Les industriels et producteurs réunis au Biofuel Summit, une première en Europe, s'estiment conscient des risques liés à une production intensive de biocombustibles. Ce qui ne semble pas le cas ici en Amérique, Canada et Québec inclus, de plus en plus impliqués dans l'agriculture Frankenstein, les OGM.
Ceci dit, inutile de se le cacher, les biocarburants sont une manne inespérée pour les producteurs agricoles de partout dans le monde. Cela va faire monter les prix des végétaux mentionnés ci-haut car la demande est infinie. Danger de déforestation dans les pays du sud pour profiter de ce nouvel Eldorado."Le résultat direct de l'augmentation de la consommation globale d'huiles végétales sera la disparition d'espèces qui vivent dans ces forêts. L'un des objectifs du "Biofuel Summit" est précisément de "faire l'inventaire des huiles disponibles" et d'analyser leur impact environnemental ", explique à l'AFP l'organisateur du colloque, le cabinet allemand Survey Marketing and Consulting.
C'est déjà beau de reconnaître le problème. Mais il faut faire plus et vite. Le sommet s'est conclu sur une note d'espoir : le jatropha, une plante méconnue. Le jatropha produit des graines oléagineuses qui pourraient fort bien remplacer l'huile de palme ou le soja dans les pays du sud. De plus le jatropha n'est pas comestible et peut être cultivé sur des terres impropres aux autres cultures. Il permettrait aussi de lutter contre la désertification. La proposition a été apportée par un spécialiste du nom de Winfried Rissenbeek.
L'Indonésie prévoit en cultiver 1,5 million d'hectares en 2010. Pourquoi ne faisons-nous pas de même sur nos terres ingrates ? Et surtout, pourquoi ne consommons-nous pas de manière plus raisonnable ? L'électricité et l'hydrogène pourrait alors amplement subvenir à nos besoins, mais cela nécessiterait une modification importante de notre mode de vie.
http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/12077 IL FAUT REAGIR ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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 Un nouveau rapport d’Oxfam International tire la sonnette d’alarme : les projets de l’UE destinés à intensifier l’usage des agrocarburants pourraient être désastreux pour les plus pauvres. D’ici 2020, 10% des carburants utilisés par les Etats membres pour le transport devront provenir d’agrocarburants. Ainsi l’a décidé l’Union européenne. Et pour répondre à cette forte croissance de la demande, l’UE devra importer des agrocarburants des pays en voie de développement, fabriqués à partir de canne à sucre et d’huile de palme. Comme le note le rapport d’Oxfam, pour avoir leur part du gâteau, les grosses entreprises et les gouvernements vont se ruer vers des pays comme l’Indonésie, le Brésil, la Colombie, la Tanzanie et la Malaisie où ils risquent de chasser la population pauvre hors de ses terres, de détruire ses moyens de subsistance, d’exploiter les travailleurs et de porter atteinte au droit à l’alimentation. Danger pour les paysans “La tentative acharnée d’approvisionner l’UE et le reste du monde en agrocarburants réduit les chances de survie des petits agriculteurs et des ouvriers agricoles dans les pays en voie de développement. Les propositions actuelles de l’UE risquent d’aggraver encore la situation. Les populations pauvres des pays en voie de développement doivent-ils payer les frais des tentatives douteuses de l’Europe pour réduire ses émissions ? C’est tout simplement inacceptable”, explique Thierry Kesteloot, chercheur chez Oxfam-Solidarité. Les agrocarburants offrent l’opportunité de lutter contre la pauvreté en créant des emplois, en ouvrant le marché aux agriculteurs familiaux et en fournissant des énergies renouvelables bon marché pour un usage local. Mais les plantations intensives qui apparaissent pour répondre à la demande de l’UE engendrent davantage de menaces que d’opportunités pour les pauvres. Et ce problème va s’accroître encore à mesure que la demande s’intensifiera. A moins que l’UE n’instaure des garanties pour préserver l’accès à la terre, aux moyens de subsistance, aux droits des travailleurs et à la sécurité alimentaire. Les biocarburants : solution ou problème ? Les Etats membres de l’UE ont convenu de réaliser l’objectif des 10% dans une optique "durable". Oxfam souligne toutefois que les propositions actuelles ne contiennent aucune directive concernant l’impact social et humain. “L’Europe a fixé son objectif en agrocarburants sans analyser l’impact sur les gens et l’environnement. L’UE doit prévoir des mesures pour préserver les droits et la sécurité des gens dans les pays producteurs. S’il s’avère qu’on ne peut pas atteindre l’objectif des 10 % avec ces mesures, l’UE doit revenir à la table des négociations”, explique Kesteloot. “Soyons sincères, les agrocarburants, ne sont pas une solution miracle. Même si l’UE atteint ses 10% de agrocarburants - ce qui est fort improbable - l’effet sera très restreint sur les émissions CO² du secteur des transports toujours plus énergivore”. Selon les rapports publiés, la surface nécessaire pour produire des agrocarburants en Indonésie, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde sera de 5,6 millions de kilomètres carrés dans les vingt prochaines années, soit plus de plus de dix fois la surface de la France. Cette situation aura des des conséquences dramatiques. Selon l’ONU, environ 60 millions de personnes dans le monde courent le risque d’être expulsées de leurs terres pour faire de la place aux cultures nécessaires aux agrocarburants. A la recherche d’un travail, beaucoup finiront dans des bidonvilles, d’autres devront travailler dans des plantations dans des conditions déplorables qui ne respectent pas les droits fondamentaux des travailleurs. Les travailleuses sont ici particulièrement discriminées et encore moins bien payées que les hommes. Disparition de terres agricoles En Indonésie, pas loin d’un tiers de l’huile de palme est produite par des petits agriculteurs qui ont souvent perdu leur droit à la terre au profit de l’expansion des plantations. Bénéficiant de 2 hectares à titre de ’rétribution’, ces petits agriculteurs sont pieds et poings liés à l’industrie de l’huile de palme qui leur a fait crédit en échange de leur récolte. Cela signifie d’emblée que ces agriculteurs ne reçoivent pas non plus le meilleur prix pour leur huile de palme. Abet Nego Tarigan est vice-directeur de Sawit Watch, une organisation qui représente les communautés rurales, les agriculteurs et les travailleurs salariés touchés par la production d’huile de palme en Indonésie. Selon lui, “les décisions prises en Europe en matière d’agrocarburants ont des conséquences directes en Indonésie pour des millions de gens. Dans leur course folle, les puissants producteurs d’huile de palme n’hésitent pas à chasser les communautés des terres qu’elles cultivent depuis de nombreuses générations. Les travailleurs salariés et les petits agriculteurs sont exploités sans aucun scrupule et nous allons perdre des terres agricoles de grande valeur, que nous cultivions pour produire de la nourriture dont nous avons besoin pour vivre et gagner notre vie. Les projets proposés par l’UE aggraveront encore cette situation. Si rien ne change, les pauvres seront de plus en plus nombreux et toutes les terres seront dans les mains de quelques-uns”. IL FAUT REAGIR ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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PEKIN (source vérifiée)
Des experts ont appelé mardi à ralentir le développement des biocarburants et augmenter les investissements dans l'agriculture pour prévenir de graves problèmes d'alimentation dans le monde, menaçant les plus pauvres.
"Le système mondial alimentaire a des problèmes. Les questions qui se posent sont d'autant plus graves qu'elles menacent les plus pauvres", a déclaré le directeur général de l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), Joachim von Braun, en présentant à Pékin un rapport de son organisation.
Les prix des aliments ont crû ces derniers mois comme jamais depuis plus de 30 ans, frappant de plein fouet les plus démunis, a-t-il souligné.
Selon le rapport de l'IFPRI, la croissance des revenus, à l'origine d'un bond de la consommation mondiale, les changements climatiques, les prix élevés de l'énergie, la mondialisation et l'urbanisation "concourent à transformer le mode de production des aliments, leurs marchés et leur consommation".
Le développement des biocarburants est un facteur important de la flambée des cours des céréales, affectant les pays importateurs nets comme la Chine et la quasi-totalité des pays d'Afrique.
Selon les projections de l'institut basées sur les plans actuels de développement de la bioénergie, le prix du maïs augmentera encore de 26% d'ici à 2020, celui des oléagineux de 18%.
Pour des plans deux fois plus importants, le cours du maïs bondirait de 72%, celui des oléagineux de 44%.
"En 1973-1974, le monde avait subi des augmentations de prix aussi fortes" à cause notamment de problème de gestion agricole en Russie et en Europe de l'est, a expliqué Joaquim von Braun à la presse.
"Le marché s'était rééquilibré en deux ans, mais cela avait miné la nutrition des populations pauvres, notamment des enfants, pour de nombreuses années", a-t-il rappelé.
Or, selon l'institut, faute de mesures efficaces la crise devrait perdurer: "le monde mange davantage qu'il ne produit. On est en train de réduire les stocks. Leur épuisement sera atteint prochainement".
Les changements climatiques accentueront encore le problème en faisant baisser "significativement" la production, surtout dans les pays en développement comme en Afrique où "l'agriculture se fait avec peu d'intrants et sans irrigation", dit le rapport.
L'IFPRI estime indispensable de garder les frontières ouvertes: "Dans un monde confronté à une plus grande rareté alimentaire, les échanges doivent s'intensifier et non se réduire".
"Nous devons partager la rareté", a lancé M. von Braun.
Le rapport a été publié à l'occasion de l'assemblée annuelle du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), une alliance de 64 gouvernements, fondations privées et organisations internationales et régionales, qui soutient une quinzaine de centres, dont l'IFPRI, et veut promouvoir le développement scientifique en agriculture pour réduire la pauvreté. REAGISSONS ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne devrait fixer des critères plus stricts pour l'utilisation des biocarburants, dont le bilan environnemental est plus médiocre que prévu, estime la Commission européenne.
Le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, a déclaré dans une interview à la BBC que le danger pour les forêts tropicales et le risque de hausse des prix de l'alimentation avait été sous-estimé lorsque l'UE avait fixé l'an dernier un objectif de 10% pour les biocarburants dans les transports à l'horizon 2020 afin de diminuer les gaz à effet de serre.
Au Brésil, la forêt amazonienne est exploitée pour faire face à la demande, notamment américaine, le Mexique a vu exploser le prix du maïs utilisé dans les tortillas et l'Union a supprimé la mise en jachère obligatoire des terres pour permettre à ses céréaliers de cultiver ces produits.
En outre, la production et le transport de biocarburants sur de longues distances impliquent une consommation d'énergie qui fait planer des doutes sur cette "énergie-miracle".
"Nous avons vu que les problèmes environnementaux provoqués par les biocarburants et aussi les problèmes sociaux sont plus importants que nous le croyions", a expliqué Dimas sur les ondes de la BBC. "Donc, nous devons être très prudents."
Selon 17 Organisations non gouvernementales (ONG), dont Oxfam et les Amis de la Terre, l'utilisation à large échelle des biocarburants peut avoir des impacts très négatifs, notamment pour les pays les plus pauvres de la planète.
DÉBAT À LA COMMISSION
Selon Dimas, il vaudrait donc mieux manquer la cible fixée par l'Union européenne en mars dernier plutôt que de prendre des risques sociaux et environnementaux.
Mais ces propos font débat à la Commission, qui doit présenter le 23 janvier des propositions sur le partage du fardeau de la lutte contre la pollution entre les Etats membres.
Le porte-parole pour l'Energie, Ferran Tarradellas, a en effet affirmé lundi que la Commission s'en tiendrait à l'objectif de 10% pour les biocarburants dans ces propositions qui s'inscrivent dans un objectif global de réduction des gaz à effet de serre de 20% à l'horizon 2020.
"Toutefois, nous le ferons certainement d'une manière qui ne provoquera pas de dommages ou en tout cas moins de dommages que si nous utilisions des carburants fossiles pour parvenir à l'objectif", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.
La nécessité de protéger les forêts tropicales et de parvenir à une réduction nette des émissions de CO2, principales responsables des gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique, seront prises en compte, a-t-il dit.
Les biocarburants qui ne respectent pas ces obligations - par exemple ceux qui sont produits en détruisant la forêt amazonienne - ne seront pas autorisés à la vente dans l'UE.
Selon des sources communautaires, les commissaires sont toujours divisés sur ce dossier une semaine avant de présenter leurs propositions et ils sont soumis à d'intenses pressions.
Pour Dimas, il faut créer un système de certification pour les biocarburants et interdire ceux qui proviennent de l'huile de palme, responsable de la déforestation en Indonésie.
Paul Taylor, version française Yves Clarisse ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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Même si une telle question - quelque peu dérangeante - ne saurait faire l'objet d'une réponse univoque, elle mérite néanmoins d'être posée, ce que nous n'avons pas manqué de souligner ces derniers mois.Toujours est-il que ce débat progresse vite et sans doute faut-il y voir une conséquence directe de la récente explosion des cours des céréales et oléagineux. Mais ce qui est assez fascinant c'est que la remise en cause des biocarburants est aujourd'hui relayée du sein même des institutions européennes.
Rappelons en effet que la Commission de Bruxelles a fixé des objectifs ambitieux en la matière : elle devrait d'ailleurs, et ce n'est pas incident, entériner cette semaine l'objectif de 10 % de la part des biocarburants dans la consommation totale des véhicules terrestres à l'horizon 2020. Un tel objectif est par ailleurs intimement lié a la politique volontariste de réduction des émissions de gaz à effet de serre, lesquelles «devraient» baisser de 20 % a l'horizon 2020.
Toujours est-il que, selon un rapport interne de la Commission de Bruxelles, «les inconvénients des biocarburants l'emporteront de manière quasi certaine sur leurs avantages»...
L'étude conclut en effet que l'on ne peut affirmer que l'objectif susmentionné des 10 % permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre et ceci alors même que les biocarburants posent de nombreux problèmes : Cannibalisation de la production alimentaire Déforestation, notamment en Asie du Sud-Est Coût élevé pour les dépenses publiques (jusqu'à 65 milliards d'euros à l'horizon 2020 pour l'Europe des 27 d'ici 2020).
Ces arguments sont connus depuis longtemps mais probablement trouvent-ils aujourd'hui davantage d'écho à l'heure où des émeutes de la faim - à l'ancienne... - commencent à éclater de part et d'autre de la planète. Manger ou conduire... En Indonésie ou ailleurs, le choix est vite fait ! ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ MOI
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